Actos : divergences entre la France et l'UE

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L'agence européenne a donné un avis contraire à celui de l'agence française qui a suspendu cet antidiabétique. Paris veut maintenir l'interdiction. Le laboratoire déplore un jeu politique.

C'est un camouflet pour la France. Après l'histoire du Mediator, il ne devait plus y avoir sur le marché de médicaments ayant des effets indési­rables graves. Le ministre de la Santé avait promis de faire le ménage dans la pharmacopée française, qui compte, déplore-t-il, trop de molécules.

Le 9 juin dernier, l'Agence du médicament décidait de suspendre la commercialisation d'Actos et de Competact, deux antidiabétiques du laboratoire japonais Takeda, des molécules prises par quelque 230.000 personnes en France. Raison invoquée: Actos et Competact favoriseraient la survenue de cancers de la vessie. Mais l'Agence européenne du médicament a rendu, en fin de semaine dernière, un avis contraire à l'agence française en se prononçant pour leur maintien sur le marché. Elle estime que «ces médicaments restent une option valide de traitement pour certains patients atteints de diabète de type 2». Et reconnaît néanmoins «qu'il existe une petite augmentati

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