Actions : Dexia AM navigue à vue pour cet été

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(NEWSManagers.com) -

En début d'année, les gérants actions de Dexia Asset Management avaient prévu une correction pour le premier semestre. Ils n'ont pas été démentis par les marchés, mais quelque peu dépités par l'ampleur du mouvement, comme le suggérait mercredi à Paris Wim Vermeier, membre du comité exécutif et responsable de la gestion traditionnelle.
Le second semestre promet également d'être agité, avec un potentiel de hausse important qui n'est cependant pas sans risque : les mois d'été pourraient s'avérer difficiles avant l'arrivée d'un rebond au quatrième trimestre. " En septembre, on aura plus de visibilité, ce qui devrait permettre de lever une partie de la prime de risque" a souligné pour sa part Frédéric Buzaré, responsable de la gestion fondamentale actions.

Actuellement, Dexia AM privilégie les titres scandinaves et suisses (à cause de fiscalités stables et prévisibles), les valeurs de croissance innovantes qui ne sont pas dépendantes de l'environnement économique, qui sont susceptibles d'augmenter leurs dividendes sur les trois prochaines années et n'ont pas encore bénéficié de prime de valorisation réelles.

Concernant les pays émergents, relativement épargnés par la crise, " il faut arrêter de fantasmer sur la Chine" : miser sur ce pays au travers de sociétés occidentales n'est plus sans risque, notamment avec la politique de " buy China" mise en place par Pékin, notamment pour les transports et la génération d'électricité. Mais il reste de la marge d'appréciation pour les firmes du secteur des équipements médicaux. De fait, Dexia AM conserve son opinion positive sur les actions sensibles à l'évolution du dollar, au détriment de celles axées sur le marché chinois.

Frédéric Buzaré recommande aussi de considérer que certaines sociétés pourraient ne pas être aussi défensives qu'elles le paraissent. Dès lors que les gouvernements européens sont confrontés à des difficultés budgétaires, ils pourraient être tentés de taxer lourdement des valeurs purement domestiques ou les rentes de situation, ce qui expliquerait alors la sous-performance de titres comme France Télécom ou Total.
Dans cet environnement d'incertitude qui peut durer encore un trimestre, Frédéric Buzaré n'est pas adepte de la solution qui consisterait à conserver une poche de cash importante. Il pencherait plutôt pour des investissements opportunistes de titres survendus comme Statoil, Nokia ou le Santander, entre autres.

info NEWSManagers

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