Actes médicaux superflus : peur du juge

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Les médecins libéraux expliquent multiplier les précautions par crainte des poursuites judiciaires. Le taux d'accouchements par césarienne, en hausse constante, est 2,3% plus élevé dans le privé.

Se «couvrir». Bien plus que l'appât du gain, c'est la peur du procès qui conduit souvent les médecins à multiplier les examens complémentaires, les clichés ou les analyses en réalité peu utiles.

C'est en tout cas l'explication du syndicat d'obstétriciens libéraux Syngof. Son secrétaire général, Jean Marty, a écrit à la Fédération hospitalière de France, en réaction à son étude sur les actes médicaux superflus (nos éditions du 15 décembre). «Nous partageons beaucoup de vos analyses et souhaitons nous engager dans une lutte contre ces gaspillages. Cependant, vous "mettez dans le même sac" (...) les césariennes, en voulant faire accroire que cette pratique dispendieuse incombe essentiellement au secteur privé», déplore-t-il dans ce courrier. De fait, selon la Fédération qui rassemble les hôpitaux publics, le taux d'accouchements par césarienne, en hausse constante, est 2,3 % plus élevé dans le privé. Les césariennes coûtent davant

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