Acier-Sept pays appellent l'UE à agir contre le dumping chinois

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    * Une lettre adressée aux commissaires européens 
    * Elle est signée par les ministres de sept pays 
    * L'industrie européenne proche de l'"effondrement" 
    * Emmanuel Macron à l'origine de la lettre, dit Bercy 
 
    PARIS, 6 février (Reuters) - Les ministres de sept pays 
européens, dont la France, l'Allemagne et le Royaume-Uni, 
exhortent l'Union européenne à prendre des mesures destinées à 
protéger le secteur sidérurgique européen de la concurrence 
jugée déloyale de la Chine et de la Russie. 
    Dans une lettre datée de vendredi que Reuters a pu 
consulter, les cosignataires, parmi lesquels le Français 
Emmanuel Macron, s'inquiètent de l'état de cette industrie en 
Europe. 
    "(Elle) est confrontée à des pratiques commerciales 
déloyales récurrentes dans un contexte de forte concurrence 
internationale intensifiée par une situation de surcapacité 
internationale", peut-on lire dans ce courrier. 
    "L'Union européenne ne peut rester passive lorsque 
l'augmentation des pertes d'emplois et des fermetures d'aciéries 
montre qu'il existe un risque important et imminent 
d'effondrement du secteur européen de l'acier", lit-on 
également. 
    "Nous lançons conjointement un appel aux institutions 
européennes à utiliser tous les moyens disponibles et à agir 
fortement pour répondre à ce nouveau défi", écrivent encore les 
ministres. 
    Cette lettre est adressée à Jyrki Katainen, vice-président 
de la Commission européenne, et aux commissaires Elzbieta 
Bienkowska et Cecilia Malmström, respectivement chargées de 
l'Industrie et du Commerce, ainsi qu'au ministre de l'Industrie 
des Pays-Bas, dont le pays assure la présidence tournante du 
Conseil de l'UE. 
    Parmi les signataires figurent, outre les ministres 
français, allemand et britannique, des représentants polonais, 
italien, belges et luxembourgeois.  
     
    "ANTIDUMPING" 
    Emmanuel Macron est à l'origine de cette démarche, dit-on à 
au ministère français de l'Economie. 
    "Les ministres signataires ont voulu donner un signal de 
mobilisation à la Commission européenne et à leur collègue pour 
que les procédures européennes antidumping soient activées plus 
souvent et plus vite", précise-t-on à Bercy. 
    "L'idée du ministre était d'agir vite et de lancer à la fois 
un signal un peu ferme de mobilisation, mais aussi de jouer le 
jeu européen", ajoute-t-on.    
    La Commission européenne s'était déjà saisie de ce dossier, 
dans lequel la Chine et la Russie sont accusées de tirer les 
cours mondiaux vers le bas. 
    Récemment, Cecilia Malmström a adressé une lettre au 
ministre chinois du Commerce pour appeler Pékin à réduire ses 
surcapacités tout en annonçant l'ouverture, dans le courant du 
mois de février, de trois nouvelles enquêtes sur les 
importations d'acier en provenance de Chine. 
    La commissaire européenne a également exprimé son inquiétude 
face au bond d'environ 50% des exportations chinoises constaté 
en 2015 et à la chute des prix qui en a résulté, de moitié pour 
certains produits. (voir  ) 
    Mais les signataires attendent une réaction plus ferme de 
l'UE. 
    "En premier lieu, la Commission devrait recourir pleinement 
et de manière appropriée à la gamme complète des instruments de 
politique commerciale de l'UE pour lutter contre le commerce 
déloyal", lit-on dans la lettre du 5 février. 
    "Cela comprend l'adoption de mesures rapides et appropriées 
dans les cas antidumping en cours, tels que l'enquête sur les 
produits plats en acier laminé à froid originaires de Russie et 
de Chine", poursuivent les ministres. 
    Selon la Fédération européenne de l'acier (Eurofer), 
l'industrie sidérurgique a perdu 85.000 emplois depuis 2008.   
 
 (Simon Carraud, avec Sybille de La Hamaide, édité par Danielle 
Rouquié) 
 
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  • miez1804 le lundi 8 fév 2016 à 11:21

    C'est facile, il suffit de donner l'equivalent du RSA comme prime d'activité, et au meme temps baisser le SMIG de l'equivalent du RSA, cela permettra aux interprise de relocaliser un certain nombre d'usine qui necessite une main d'oeuvre low-cost!