Acheter dans le neuf sans se tromper

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Emplacement, délais de livraison, défauts éventuels... Certaines précautions s'imposent quand on achète un logement qui n'existe encore que sur papier.

S'offrir son futur home sweet home sur plan? Cela autorise beaucoup de liberté. Mais ce n'est pas aussi simple que d'acheter un logement ancien. Autant acquérir tout de suite les bons réflexes.

o Visiter le site, autour du terrain, à la recherche de nuisances éventuelles et pour s'assurer de l'accessibilité par les transports en commun. S'informer sur Internet de la proximité des écoles, des crèches, sans oublier de se pencher sur la carte scolaire, pour voir de quels établissements scolaires dépend le logement. S'il s'agit d'un quartier en devenir, une petite enquête à la mairie pour connaître les projets d'équipement est utile.

o Étudier le plan-masse, remis par le promoteur.«Cela permet de voir la distance entre la voie et l'immeuble, les trottoirs, ou par rapport à un immeuble situé derrière celui qui va être construit par exemple», rappelle Marie-Christine Arnaud, directeur des produits immobiliers habitation à La Française REM.

o Interroger le vendeur sur les commerces prévus au pied de l'immeuble. «À la signature du contrat de vente, le règlement de copropriété sera remis à l'acquéreur. Il pourra ainsi vérifier que les activités les plus dérangeantes (boîtes de nuit par exemple) sont bien prohibées», explique Philippe Jossé, directeur général logement France de Bouygues Immobilier.

o Se renseigner sur le promoteur. «Il est intéressant d'interroger d'anciens clients, sur des programmes achevés, pour s'assurer qu'ils n'ont pas eu de difficultés, que les délais de livraison ont été à peu près respectés», conseille Frédéric Blanc, juriste à l'UFC Que choisir.

o Réserver le plus tôt possible pour avoir le choix. Les appartements les plus convoités (en étage élevé, sur jardin...) partent vite.

o Souscrire une assurance-protection juridique qui couvre l'achat dans le neuf. Ce n'est pas le cas de tous les contrats. Les assureurs proposent en général cette garantie en option (95 euros par an par exemple chez Axa Protection juridique, en plus des 139 euros pour bénéficier du contrat haut de gamme Résoluo Patrimoine). Cette assurance permet de bénéficier d'informations et de conseils tout au long du chantier et d'une prise en charge de la procédure en cas de souci.

o Éplucher le descriptif technique remis par le promoteur. Il détaille les matériaux, les équipements collectifs... «Regarder par exemple si l'accès au parking est bien sécurisé. Si l'on achète en rez-de-chaussée, la pose d'un vitrage retardateur d'effraction est vivement conseillée: certains assureurs le demandent à leurs assurés», ajoute Marie-Christine Arnaud.

o Réfléchir très vite aux adaptations que l'on souhaite apporter dans le logement. Une douche à la place de la baignoire? Du parquet au lieu de la moquette? Un placard en plus? Les promoteurs prévoient des options qui permettent à chacun de personnaliser son logement, en général moyennant un supplément de prix (les constructeurs ont des grilles préétablies).«Ces demandes sont plus simples à gérer si le client informe le promoteur en amont de ce qu'il souhaite», conseille Philippe Jossé.

o Penser au parking. Certains acquéreurs en souhaitent deux, d'autres aucun... Le promoteur peut s'organiser pour satisfaire les uns et les autres.

o Être attentif au respect des délais de livraison et négocier dès l'acquisition les éventuelles indemnités de retard. «Les retards dus à des cas de force majeure (intempéries...) ne sont pas comptabilisés. Il faut donc bien négocier dans le contrat la liste des cas dans lesquels le promoteur considère qu'il n'a pas d'indemnités à payer», explique Marie-Christine Arnaud.

o Tenir compte des frais ­annexes et notamment des frais de notaire (1,5% à 2% du prix d'achat)... Certains promoteurs font des offres commerciales temporaires en offrant certains frais.

o Lors de la livraison, lister les défauts et autres éléments non conformes dans les lieux et mentionner ces réserves sur le procès-verbal. «À défaut, il est encore possible de les signaler au promoteur par lettre recommandée avec AR dans un délai d'un an à compter de la réception des travaux», précise Frédéric Blanc. Le promoteur doit faire les réparations. «'il ne répond pas dans le délai d'un an à compter de la réception des travaux, l'acheteur peut choisir l'entreprise de son choix pour faire les travaux, et envoyer la facture au promoteur», ajoute Frédéric Blanc. Mais si celui-ci ne l'honore pas, il faudra aller en justice pour l'y contraindre.

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  • loco93 le vendredi 30 mar 2012 à 15:45

    Devenir proprio à tous prix! N'oublions pas que la déduction des intérêts d'emprunt voté en 2007 a contribué à la hausse des prix et a fait acheter au plus haut beaucoup de pigeons qui ont encore vue leur pouvoir d'achat s'effrité! Au final les vrais grands gagnants, ce sont les banques, l'immo et l'Etat (frais de mutation...)! Cette mesure serait donc un cadeau fait aux banques à l'aube d'une élection présidentielle.... bravo pour la communication en tout cas!