Accusé de séduire l'électorat de gauche, Alain Juppé se montre offensif

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A Villeurbanne ce jeudi soir, Alain Juppé a donné son deuxième grand meeting de campagne.
A Villeurbanne ce jeudi soir, Alain Juppé a donné son deuxième grand meeting de campagne.

Personne n’est épargné : Alain Juppé critique l’impréparation de François Hollande, la politique frontiste de Nicolas Sarkozy, et ironise sur la stratégie de François Fillon.

Candidat à la primaire de la droite pour 2017, Alain Juppé rend coup pour coup à ses rivaux, tout en se distinguant du président Hollande, dans un entretien au Journal du dimanche, publié dimanche 2 octobre.

« Je veux absolument changer de méthode et dire avant l’élection ce que j’ai l’intention de faire, de façon précise (...). Ainsi, si les Français m’élisent, je disposerai d’une légitimité très forte pour appliquer mon projet », prévient l’ancien premier ministre.

Contrairement à François Hollande, « qui a donné le spectacle de l’impréparation et de l’improvisation permanentes », lui « veut être prêt et rester cohérent tout au long du quinquennat ». Il entend ainsi « rendre publiques » avant la présidentielle « une loi d’habilitation autorisant le gouvernement à légiférer par ordonnances, avec cinq ou six ordonnances sur des sujets essentiels et urgents, et une loi de programmation fiscale », des projets auxquels ses équipes « travaillent déjà ».

Accusé de séduire l’électorat de gauche Attaqué par ses rivaux, le favori des sondages riposte avec véhémence. « Si j’écoute les observateurs, je devais être balayé par le « blast » promis par Nicolas Sarkozy lors de son entrée en campagne, ironise-t-il avant d’asséner: « je n’en ai pas ressenti les effets ».

Quand on lui rappelle que le même Nicolas Sarkozy l’a critiqué cette semaine en lançant « quand on cherche à se faire élire par les voix de gauche, on se prépare à mener une politique qui donnera des gages à la gauche...

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  • vdufour3 il y a 5 mois

    S'il gagne la primaire, Sarkozy sera bien content d'avoir les voix de gauche pour battre Marine Le Pen. La gauche n'a le droit de vote à droite que quand ça sert ses intérêts!