Accusé d'évasion fiscale, le DG de Raiffeisen offre sa démission

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LE DIRECTEUR GÉNÉRAL DE RAIFFEISEN PROPOSE DE DÉMISSIONNER APRÈS DES ACCUSATIONS D'ÉVASION FISCALE
LE DIRECTEUR GÉNÉRAL DE RAIFFEISEN PROPOSE DE DÉMISSIONNER APRÈS DES ACCUSATIONS D'ÉVASION FISCALE

VIENNE (Reuters) - Le directeur général du groupe autrichien Raiffeisen Bank International (RBI), Herbert Stepic, a proposé sa démission au conseil d'administration vendredi après l'annonce de l'ouverture d'une enquête officielle sur ses placements personnels dans des paradis fiscaux.

Le nom d'Herbert Stepic figure dans les documents sur les paradis fiscaux rendus public dans le cadre du projet "Offshore Leaks" lancé par un consortium international de journalistes .

Le directeur général nie toute infraction ou délit.

"Au vu des informations rapportées par les médias, j'ai vite réalisé qu'en dépit des faits, un débat s'ouvrait qui menaçait de porter un tort considérable à mon entreprise", a-t-il expliqué lors d'une conférence de presse.

L'action Raiffeisen a perdu jusqu'à 3,1% en début de séance à la Bourse de Vienne après l'annonce du possible départ d'Herbert Stepic, un homme de 66 ans en poste depuis 2001 qui a conduit le développement international de Raiffeisen ces dernières années, faisant de la banque le numéro deux du marché en Europe centrale et orientale.

Le titre cédait 1,57% à 26,575 euros vers 9h45 GMT alors que l'indice regroupant les valeurs bancaires européennes perdait 1,0%.

"Les comités responsables de RBI vont rapidement étudier cette proposition", a annoncé le groupe dans un communiqué à propos de son offre de démission, tout en précisant qu'Herbert Stepic restait pour l'instant en fonctions.

Herbert Stepic a déclaré qu'il n'avait pas besoin de notifier à la banque ou aux autorités de régulation l'achat de trois appartements à Singapour par le biais de sociétés basées aux îles Vierges et à Hong Kong.

La banque centrale autrichienne et l'autorité des marchés financiers de Vienne enquêtent désormais sur ces opérations, tout comme Raiffeisen elle-même.

En avril, Herbert Stepic avait annoncé avoir rendu deux millions d'euros à la banque en expliquant s'être senti obligé de réduire sa rémunération.

Georgina Prodhan, Marc Angrand pour le service français, édité par Benoît Van Overstraeten

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