Accueil chaleureux pour le prince William à Pékin malgré Hong Kong

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PEKIN, 2 mars (Reuters) - Mettant de côté les différends avec Londres sur Hong Kong, le président chinois Xi Jinping a réservé lundi un accueil chaleureux au prince William, premier membre de la famille royale britannique à se rendre en Chine continentale depuis la reine Elizabeth en 1986. Le séjour du prince William, en visite en Asie, intervient alors que les manifestations démocrates de l'automne dernier à Hong Kong ont tendu les relations entre Londres et Pékin. Accueilli au Grand Palais du peuple de Pékin, le prince a remis à Xi Jinping une invitation officielle de la reine à se rendre en Grande-Bretagne, un déplacement attendu pour cette année. "La famille royale britannique exerce une grande influence non seulement en Grande-Bretagne mais aussi à travers le monde", lui a déclaré son hôte. "Depuis de nombreuses années, la famille royale britannique a fait montre de son intérêt pour les relations sino-britanniques et des membres de la famille royale ont beaucoup et positivement contribué aux échanges et à la coopération entre nos deux pays", a poursuivi Xi Jinping. Le prince William, dont le séjour en Chine sera agrémenté d'un déplacement à Shanghai, la capitale commerciale du pays, et dans un sanctuaire animalier de la province du Yunnan (sud-ouest), voyage sans son épouse, Kate, qui doit donner naissance le mois prochain au deuxième enfant du couple princier. Son père, le prince Charles, était au nombre des dignitaires qui ont assisté en 1997 aux cérémonies de rétrocession de Hong Kong à la Chine. Les développements politiques récents dans l'ex-colonie britannique ont refroidi les relations bilatérales entre la Chine et la Grande-Bretagne. Tandis que plusieurs dizaines de milliers de militants démocrates manifestaient dans Hong Kong pour réclamer le droit d'élire librement leurs futurs représentants, le Foreign Office avait rappelé fin septembre l'attachement de la Grande-Bretagne au respect des droits et libertés fondamentales de la population de l'ex-colonie en vertu de la formule "un pays, deux systèmes". Cette distinction institutionnelle prévue dans les accords de rétrocession garantit un "haut degré d'autonomie à la "région administrative spéciale" de Hong Kong. (voir ID:nL6N0RU1SL ) Mi-octobre, la BBC, le groupe audiovisuel publique britannique, avait annoncé que son site internet avait été bloqué par la censure chinoise. Quelques semaines plus tard, les autorités chinoises interdisaient à une mission parlementaire britannique de se rendre à Hong Kong. (voir ID:nL6N0TK0RW ) (Ben Blanchard et Joseph Campbell; Henri-Pierre André pour le service français)

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