Accoyer attend des éclaircissements de l'audition de Cahuzac

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ACCOYER ATTEND DES ÉCLAIRCISSEMENTS DE L'AUDITION DE CAHUZAC
ACCOYER ATTEND DES ÉCLAIRCISSEMENTS DE L'AUDITION DE CAHUZAC

PARIS (Reuters) - La nouvelle audition de Jérôme Cahuzac par la commission d'enquête parlementaire sur la gestion par l'Etat du scandale de son compte à l'étranger devra permettre d'éclaircir des "oublis" et "des mensonges", selon l'ancien président UMP de l'Assemblée nationale, Bernard Accoyer.

L'ex-ministre du Budget doit être entendu ce mardi après que Pierre Moscovici a relancé les interrogations de la commission en confirmant la tenue d'une réunion en janvier dernier à l'Elysée en sa présence.

Jérôme Cahuzac avait passé cet épisode sous silence lors de sa première audition, le 26 juin.

"Il y a un mensonge par omission au moins", a déclaré mardi le député UMP Bernard Accoyer sur i>télé. "Il y a des oublis, des mensonges, il faut évidemment que la commission d'enquête éclaircisse."

Pour le président de la commission d'enquête, le centriste Charles de Courson, la cinquantaine d'auditions menées depuis deux mois montrent que le chef de l'Etat a été tenu au courant de l'affaire juste après les révélations de Mediapart, le 4 décembre 2012.

Le chef de file des députés PS, Bruno Le Roux, a estimé lundi qu'il était "à côté de la plaque."

Charles de Courson a également estimé que tous les dysfonctionnements dans la gestion de ce dossier étaient concentrés au ministère de l'Economie.

Pierre Moscovici, qui l'a accusé en retour de tenter de construire une thèse politique sans tenir compte des témoignages et pièces du dossier, a dit n'avoir mardi "aucun commentaire à faire" sur cette affaire.

Sur Europe 1, il a toutefois appelé Charles de Courson à tenir compte du "jugement de ses pairs".

Interrogé mardi sur Europe 1, le président de la commission d'enquête a dit s'interroger sur le rôle joué par Jérôme Cahuzac lors de la réunion controversée à l'Elysée du 16 janvier dernier.

"Le 10 décembre 2012, il signait une note se déportant de cette affaire", rappelle l'élu centriste.

"Ensuite il y a eu une autre réunion, lors de laquelle l'intéressé se serait engagé à avoir une réponse de la banque UBS prouvant qu'il n'avait pas de compte en Suisse. Or, il n'y a jamais eu de réponse. Nous aimerions l'interroger là dessus", explique Charles de Courson.

Chine Labbé, édité par Yves Clarisse

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