Accord sur une charte de transition au Burkina Faso

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OUAGADOUGOU, 9 novembre (Reuters) - Les partis politiques d'opposition, les associations de défense des droits civiques et des chefs religieux se sont mis d'accord dimanche sur une charte prévoyant la création d'une autorité de transition afin de préparer des élections démocratiques au Burkina Faso. Cet accord, conclu après des négociations dans la capitale Ouagadougou, doit être présenté cette semaine au lieutenant-colonel Isaac Zida qui s'est proclamé chef de l'Etat après la fuite du président Blaise Compaoré renversé par des manifestations. La charte prévoit la création d'un parlement intérimaire de 90 membres avec 10 représentants de l'armée, 40 de l'opposition et 30 de la société civile. Les 10 derniers sièges restants seront attribués à d'autres partis politiques, y compris les anciens alliés de Blaise Compaoré. Ces derniers, ainsi que les militaires, n'ont pas participé aux négociations. Le gouvernement intérimaire serait composé de 25 membres qui n'auraient pas la possibilité de se présenter à l'élection présidentielle, ni aux élections législatives qui doivent avoir lieu l'an prochain. "C'est un texte qui semble réunir tout le monde. Le point épineux est de choisir l'homme qui va présider pendant la transition", a commenté Roch Marc Christian Kaboré, président du Mouvement populaire pour le progrès (MPP, opposition). Zida, ancien chef de la garde présidentielle qui a pris la tête du pays le 1er novembre, a promis de restituer rapidement le pouvoir aux civils. La charte, qui doit être présentée cette semaine au président autoproclamé et aux militaires, mais aussi aux anciens partisans de Compaoré, pourrait être amendée. Elle propose notamment de créer un collège spécial qui aurait pour mission de désigner la personnalité qui présidera à la transition et veillera à la préparation des élections. Ce collège compterait sept militaires, 15 membres de partis politiques et de la société civile et huit chefs religieux ou chefs traditionnels. Lundi, l'Union africaine avait donné à Zida un délai de deux semaines pour rendre le pouvoir aux civils sous peine de sanctions. La Cédéao avait, elle, demandé jeudi aux Etats membres de l'UA de surseoir à d'éventuelles sanctions contre le Burkina Faso, le temps que le président sénégalais Macky Sall mène une médiation. (Nadoun Coulibaly; Pierre Sérisier pour le service français) ;))

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