Accord sur un plan social chez Cimest (Plastivaloire)

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STRASBOURG (Reuters) - Les salariés de Cimest, une filiale vosgienne du groupe Plastivaloire placée en redressement judiciaire depuis le 24 septembre, ont accepté les propositions de la maison-mère relatives à leurs conditions de départ, a-t-on appris vendredi auprès de l'avocat du comité d'entreprise.

Le personnel, qui était en grève depuis une semaine, a voté jeudi en faveur de cette proposition et accepté de reprendre le travail, a précisé Me Ralph Blindauer.

Plastivaloire, spécialiste de l'injection plastique coté sur Euronext, versera 26.000 euros à chacun des cent salariés condamnés par la baisse d'activité ainsi que 400.000 euros au titre du plan de sauvegarde de l'emploi.

Le groupe a également accepté de payer les jours de grève.

Sous-traitante de l'automobile, l'entreprise de Rupt-sur-Moselle (Vosges) subit une baisse drastique des commandes due notamment à la perte d'un marché pour PSA.

Lors de l'audience devant le tribunal de commerce d'Epinal, le 19 septembre, le procureur s'était prononcé contre le placement en redressement judiciaire de Cimest en estimant que la gestion de l'entreprise était étroitement liée à celle de la maison-mère, elle-même en bonne santé financière.

Il avait annoncé qu'il assignerait Plastivaloire en extension de la procédure si le groupe n'assumait pas ses responsabilités sociales.

Une nouvelle audience aura lieu le 22 novembre, qui devrait se traduire par la liquidation de l'entreprise, aucun repreneur ne s'étant manifesté, selon Me Blindauer.

"Les salariés se déclarent prêts à n'importe quel type de reconversion industrielle du site", a-t-il précisé.

Gilbert Reilhac, édité par Sophie Louet

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