Accord sur un gazoduc entre la Pologne et la Lituanie

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BRUXELLES, 15 octobre (Reuters) - Le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker et les dirigeants de la Pologne, de l'Estonie, de la Lettonie et de la Lituanie ont signé jeudi une déclaration commune sur la construction d'un gazoduc qui alimentera en gaz les pays baltes à partir de la Pologne. Ce projet, baptisé interconnexion gazière Pologne-Lituanie (IGPL), est considéré comme prioritaire par les instances européennes qui souhaitent améliorer la sécurité énergétique des trois Etats baltes très dépendants des approvisionnements en gaz russe. "Un aspect central de la stratégie de l'union énergétique de l'UE est de combler les liens manquant dans les infrastructures énergétiques", précise la Commission européenne dans un communiqué. "Les Etats participants sont déterminés à travailler ensemble à l'avenir pour renforcer l'intégration de la région dans le marché énergétique intérieur de l'UE", ajoute le texte. La construction des 534 km du gazoduc d'ici décembre 2019 devrait coûter 558 millions d'euros, dont 305 millions de subventions européennes. Il devrait être en mesure d'acheminer 2,4 milliards de mètres cubes de gaz par an de la Pologne vers la Lituanie et un milliard de mètres cubes dans le sens inverse. Des responsables lituaniens ont également envisagé que cette liaison puisse être raccordée au terminal de gaz naturel liquéfié d'une capacité de 2,3 milliards de mètres cubes ouvert l'an passé à Incukalns, en Lettonie. Le ministre lituanien de l'Energie, Rokas Masiulis, a estimé que cette liaison gazière pourrait bénéficier à la Pologne en cas de liaison avec le bassin de stockage implanté au nord de Riga, l'un des plus importants d'Europe. Les dirigeants lituaniens ont également indiqué que l'IGPL pourrait dans ce cas être utilisée dans le futur pour exporter du gaz vers l'Ukraine, via la Pologne. L'accord de fourniture de gaz de la Russie à l'Ukraine arrive à expiration en 2019. Les deux pays se sont opposés à plusieurs reprises sur les tarifs réclamés par Moscou qui a procédé à des suspensions de ses approvisionnements. (Philip Blenkinsop à Bruxelles, Abdrius Sytas à Vilnius et Nerijus Adomaitis à Oslo; Pierre Sérisier pour le service français, édité par Tangi Salaün)

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