Accord sur la réparation de sources alimentant Damas en eau

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    BEYROUTH, 11 janvier (Reuters) - Le gouverneur de la 
province de Damas a annoncé mercredi que le gouvernement syrien 
s'était mis d'accord avec les rebelles pour que des techniciens 
puissent réparer la station de pompage endommagée de la vallée 
du Barada qui fournit l'essentiel de l'eau potable consommée 
dans la capitale. 
    Les sources de cette vallée, située au nord-ouest de Damas, 
ont été endommagées par les affrontements entre les insurgés et 
les forces pro-Assad fin décembre. 
    Les dégâts causés à la station d'Aïn al Fidja ont entraîné 
une réduction de l'approvisionnement en eau dont bénéficient 70% 
des habitants de la capitale syrienne et des zones 
environnantes. 
    Quelque 5,5 millions de personnes n'ont accès qu'au strict 
nécessaire en eau potable, estimait récemment Jan Egeland, 
conseiller humanitaire de l'émissaire de l'Onu Staffan de 
Mistura. 
    Le prix de l'eau en bouteille ou fournie par 
camions-citernes est l'objet d'intenses spéculations et le 
marché noir est devenu florissant. 
    Le gouvernement syrien accuse les rebelles, retranchés dans 
cette zone montagneuse difficile d'accès, d'avoir délibérément 
empoisonné les sources qui alimentent Damas en y déversant du 
gasoil. 
    Lancée fin décembre, l'offensive de l'armée syrienne et de 
ses alliés vise à reconquérir cette région que le pouvoir juge 
essentielle car se trouvant sur la route menant de la capitale à 
la frontière avec le Liban.  
    Le Hezbollah libanais, qui joue un rôle essentiel dans le 
soutien au régime de Bachar al Assad, considère cet axe de 
communication comme important pour sa logistique militaire. 
 
 (Ellen Francis avec Suleiman al Khalidi à Amman; Pierre 
Sérisier et Jean-Philippe Lefief pour le service français) 
 
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