Accord sur des négociations dans la fonction publique

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ACCORD ENTRE GOUVERNEMENT ET SYNDICATS SUR DES NÉGOCIATIONS DANS LA FONCTION PUBLIQUE
ACCORD ENTRE GOUVERNEMENT ET SYNDICATS SUR DES NÉGOCIATIONS DANS LA FONCTION PUBLIQUE

PARIS (Reuters) - Le gouvernement et les syndicats sont tombés d'accord mercredi sur un cadre et un calendrier de négociations pour une réforme de la gestion des carrières et une rénovation des grilles salariales de la fonction publique, a annoncé la ministre de la Fonction publique Marylise Lebranchu.

L'exercice, qui devrait durer jusqu'en mars 2015, s'annonce délicat en raison du contexte d'austérité budgétaire, le gel du point d'indice de la grille des rémunérations des 5,5 millions de fonctionnaires en vigueur depuis 2010 risquant fort d'être reconduit au delà de 2014.

"Ce que je sais, c'est que l'ensemble des organisations syndicales est intéressé au fait que le dialogue social se poursuive (...) on retrouve des objectifs communs", a dit Marylise Lebranchu à la presse.

Mais elle n'a pas caché que certains de ses interlocuteurs avaient indiqué, si les contraintes budgétaires s'accentuaient, qu'ils n'iraient pas au bout de l'exercice.

Outre la poursuite du gel du point d'indice, l'enjeu pourrait porter sur les effectifs globaux de la fonction publique si un nouvel effort devait lui être demandé dans le cadre des quelque 50 milliards d'économies budgétaires que l'exécutif doit détailler prochainement pour la fin du quinquennat.

Face à des syndicats unanimes à réclamer un dégel du point d'indice, Marylise Lebranchu a fait valoir qu'elle ne pouvait rien annoncer tant qu'elle ne saurait si sa future feuille de route le permet.

En attendant, elle a souligné que les organisations avaient pris acte de l'assurance donnée par le Premier ministre Jean-Marc Ayrault de ne pas geler les avancements de carrière des fonctionnaires.

S'agissant des effectifs, la ministre a souligné que la politique était à ce jour inchangée, à savoir une stabilité globale qui intègre des créations de postes dans l'Education nationale, la justice et la police et des suppressions dans les autres ministères.

Elle a toutefois laissé entendre qu'une partie des 60.000 postes supplémentaires prévus dans l'Education nationale pourraient être créés au niveau des collectivités territoriales.

Marylise Lebranchu compte avant tout sur le processus de modernisation de l'action publique pour dégager les économies nécessaires à la réduction des déficits, qui devrait se faire selon elle à effectifs constants.

Elle a déclaré cette semaine au Parisien que, si un nouvel effort devait être demandé aux fonctionnaires, elle souhaitait que seuls les mieux rémunérés soient mis à contribution. "Je n'imagine pas que tout le monde soit solidaire au même niveau", a-t-elle dit.

(Yann Le Guernigou, édité par Gregory Blachier)

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  • M898407 le mercredi 12 mar 2014 à 22:40

    Lebranchu et sa "journée de carence" on n'en peut plus ! Pour le reste, tout le monde sait bien qu'un accord gouvernement-syndicats ça n'a jamais conduit à rien, sauf à la médiocrité....

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