Accord pour maintenir le dialogue au Venezuela

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 (Actualisé après la fin de la réunion) 
    CARACAS, 31 octobre (Reuters) - Le président Nicolas Maduro 
et les dirigeants de l'opposition ont convenu lundi de maintenir 
leur dialogue entamé la veille au Venezuela afin de réduire les 
tensions politiques dans un contexte de grave crise économique. 
    Les deux camps, dont les discussions ces dernières années 
n'ont guère donné de résultats concrets, se rencontreront à 
nouveau le 11 novembre, a annoncé la Table de l'Unité 
démocratique (opposition). 
    "Nous sommes là pour défendre le peuple vénézuélien, pour 
défendre le droit du peuple à sortir de cette crise par des 
voies pacifiques", a déclaré la coalition à l'issue d'une 
réunion avec le chef de l'Etat qui a débuté dimanche soir et 
s'est prolongée jusqu'à l'aube lundi.  
    Un émissaire du Vatican, l'archevêque Claudio Maria Celli, 
assistait à la rencontre, ainsi que trois anciens chefs d'Etat 
ou de gouvernement d'Espagne, du Panama et de République 
dominicaine. Claudio Maria Celli a souligné que le pape François 
suivait de près la situation.   
    Les adversaires de Nicolas Maduro l'accusent de conduire le 
pays vers la dictature depuis que l'organisation d'un référendum 
soumettant au peuple la question de sa révocation a été bloquée 
par la justice et d'ignorer le Parlement, contrôlé depuis l'an 
dernier par l'opposition.  
    Dans un pays frappé par des pénuries de biens de 
consommation et une inflation galopante, le président socialiste 
se dit victime d'un complot visant à le renverser et d'une 
"guerre économique" menée par les milieux d'affaires avec le 
soutien des Etats-Unis.  
    Quatre grands partis d'opposition participent à ce dialogue 
national. L'influent parti de la Volonté populaire, dirigé par 
Leopoldo Lopez, qui est en prison, a refusé de se joindre aux 
discussions, estimant que le pouvoir ne respectait pas 
suffisamment les droits de l'homme.  
    L'opposition réclame notamment la libération de dizaines de 
militants d'opposition incarcérés.  
    Quatre commissions vont être créées pour débattre de 
questions spécifiques. 
    Le Congrès vénézuélien fait actuellement le procès 
symbolique de Maduro pour le déclarer politiquement responsable 
de la crise qui secoue le pays et énoncer formellement qu'il a 
violé les principes démocratiques, des initiatives qualifiées de 
tentative de coup d'Etat par Nicolas Maduro.  
    L'opposition, qui a rassemblé mercredi dernier des milliers 
de personnes dans les rues, prévoit également de marcher cette 
semaine jusqu'au palais présidentiel. Son appel à la grève 
générale n'a été que partiellement suivi vendredi. 
 
 (Andrew Cawthorne et Andreina Aponte, Nicolas Delame et 
Jean-Stéphane Brosse pour le service français) 
 
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