Accord politique sur des mesures d'austérité en Grèce

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ACCORD POLITIQUE SUR DES MESURES D'AUSTÉRITÉ EN GRÈCE
ACCORD POLITIQUE SUR DES MESURES D'AUSTÉRITÉ EN GRÈCE

ATHENES (Reuters) - Les dirigeants politiques grecs sont parvenus à un accord sur des mesures d'austérité d'un montant de 11,5 milliards d'euros, qui étaient exigées par les créanciers internationaux d'Athènes, ont annoncé mercredi des responsables grecs.

"La proposition du Premier ministre a été acceptée par les dirigeants politiques", a déclaré aux journalistes le ministre des Finances, Yannis Stournaras, à l'issue de trois heures de discussions.

Le Premier ministre Antonis Samaras et Yannis Stournaras ont indiqué qu'ils ne voulaient pas soulever la question de la renégociation du plan de renflouement avec les bailleurs avant que la Grèce ne regagne sa crédibilité après deux ans d'objectifs non atteints et de promesses vides.

Le chef de file des socialistes du Pasok, Evangelos Venizelos, a indiqué pour sa part que la Grèce devait demander un délai supplémentaire pour atteindre les objectifs fixés dans le cadre du plan de sauvetage financier du pays. Mais il a mis de côté sa requête pour le moment dans l'intérêt de son pays pour faciliter les discussions avec la troïka (FMI, BCE et Commission européenne).

"Nous ne sommes pas en charge de conduire le pays aux élections. Je suis contraint d'accepter le point de vue du Premier ministre parce que c'est lui qui est le responsable", a déclaré Venizelos.

Le temps presse en effet pour la Grèce, qui doit rembourser fin août une obligation à échéance de 3,2 milliards d'euros, alors que les inspecteurs de la troïka doivent décider s'ils débloquent ou non une tranche du second plan de sauvetage de 130 milliards d'euros.

Les responsables grecs estiment que le pays a pris du retard en raison d'une récession plus grave que prévu. Les bailleurs mettent en cause quant à eux la lenteur de l'application des réformes pour relancer la croissance.

Les chefs des partis de la coalition s'efforcent depuis des semaines d'adopter les mesures exigées par la troïka pour 2013-2014, qui incluent notamment des baisses des salaires, des pensions de retraite et des prestations sociales.

George Georgiopoulos, Jean-Loup Fiévet et Hélène Duvigneau pour le service français

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  • axel1239 le mercredi 1 aout 2012 à 22:23

    allez le peuple, vous a allez trinquer un peu plus.

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