Accord entre la Grèce et ses créanciers sur les réformes du plan d'aide

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    * Il ouvre la voie à des discussions sur l'allègement de la 
dette 
    * L'aval de l'Eurogroupe reste nécessaire 
 
 (Actualisé avec précisions) 
    ATHENES, 2 mai (Reuters) - La Grèce et ses créanciers 
internationaux sont parvenus mardi matin à un accord sur les 
réformes comprises dans le plan d'aide, a annoncé le ministre 
grec des Finances, Euclide Tsakalotos, ce qui ouvre la voie à un 
nouveau versement. 
    "Il y a eu de la fumée blanche", a dit Euclide Tsakalotos à 
des journalistes.  
    "Les négociations sur un accord technique ont été conclues 
sur toutes les questions (...) la voie est désormais ouverte 
pour des discussions sur l'allègement de la dette", a-t-il 
ajouté. 
    L'accord, qui définit des réformes du marché du travail, de 
l'énergie, ainsi qu'une baisse des coûts des retraites et des 
hausses d'impôts, représente une avancée majeure dans les 
discussions entre le gouvernement de gauche d'Alexis Tsipras et 
l'Union européenne et le Fonds monétaire international (FMI). 
    Les négociations sur la revue du dernier plan d'aide, 
commencées en octobre, auraient dû se conclure en décembre, mais 
elles avaient pris du retard, principalement en raison de 
dissensions entre l'Union européenne et le FMI sur les objectifs 
d'assainissement budgétaire. 
    La Grèce devrait désormais légiférer sur ces nouvelles 
mesures, avant un feu vert de l'Eurogroupe au versement d'une 
nouvelle tranche d'aide. Ce versement doit permettre à Athènes 
de rembourser environ 7,5 milliards d'euros de prêts arrivant à 
échéance d'ici juillet. 
    La prochaine réunion des ministres des Finances de la zone 
euro est prévue le 22 mai. 
    Dans le cadre des réformes, Athènes promet une économie de 
2% du produit intérieur brut (PIB). 
    Si le pays dépasse ces objectifs, il sera à même d'activer 
une série de politiques compensant l'impact de ces mesures 
d'austérité additionnelles, par le biais notamment de baisses 
d'impôts. 
    Après l'accord de mardi, les créanciers sont susceptibles de 
statuer entre eux sur les objectifs d'excédent budgétaire 
primaire à moyen terme. 
    Le FMI estime que la Grèce, qui a nettement dépassé l'an 
dernier les exigences de ses créanciers en matière de finances 
publiques, ne peut maintenir un excédent primaire élevé à moins 
d'adopter de nouvelles mesures d'austérité et d'obtenir un 
nouvel allègement de sa dette de l'UE.   
    Selon un projet consulté par Reuters, le FMI estime que la 
Grèce peut dégager un excédent budgétaire primaire de 2,2% en 
2018, et viser 3,5% annuellement pour la période 2019-2021, si 
les mesures conclues avec les créanciers sont mises en oeuvre. 
    L'organisation suggère de limiter à 1,5% du PIB l'excédent 
budgétaire primaire par la suite. 
    Les créanciers de la zone euro s'attendent pour leur part à 
ce qu'Athènes dégage un excédent primaire de 3,5% du PIB sur une 
période plus étendue. 
     
 
 (Renee Maltezou; Julie Carriat pour le service français) 
 
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