Accord en vue pour sauver le japonais Renesas Electronics

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UN PLAN DE SAUVETAGE DE RENESAS EN COURS D'APPROBATION
UN PLAN DE SAUVETAGE DE RENESAS EN COURS D'APPROBATION

TOKYO (Reuters) - Les actionnaires de Renesas Electronics sont sur le point de donner leur feu vert à un plan de sauvetage piloté par les pouvoirs publics, ont dit lundi des sources proches des négociations, ce qui a fait bondir de près de 17% le titre du groupe japonais de semi-conducteurs, en grande difficulté.

Le fonds Innovation Network Corp, mis sur pied par l'Etat japonais, va consacrer 180 milliards de yens (1,69 milliard d'euros) au rachat des deux tiers du capital de la société, qui a notamment souffert de la concurrence féroce de groupes étrangers et de la baisse de la production de bon nombre de ses clients.

Huit entreprises au total, parmi lesquelles des clients clefs de Renesas tels que Toyota et Nissan, vont contribuer à son renflouement à hauteur d'un total combiné de 20 milliards de yens.

Ce plan de soutien avait été élaboré dès l'automne, en réponse à une offre de 100 milliards de yens du fonds de capital-investissement américain KKR, perçue comme une menace pour la chaîne d'approvisionnement de l'industrie japonaise.

Le feu vert des actionnaires actuels de Renesas - NEC, Hitachi et Mitsubishi Electric - avait toutefois été repoussé à plusieurs reprises. Il devrait désormais être annoncé début décembre, ont précisé les sources.

Un porte-parole de Renesas a déclaré que rien n'avait été décidé.

Au cours de l'été, le groupe a d'une part annoncé la suppression de 5.000 emplois, soit 12% de ses effectifs, et la vente de la moitié de ses 19 sites japonais et, d'autre part déclaré prévoir une perte nette de 150 milliards de yens (1,41 milliard d'euros) pour l'exercice 2012-2013.

Grâce à l'aide pilotée par l'Etat japonais, l'activité du cinquième fabricant mondial de semi-conducteurs devrait être assurée pendant quelques années, mais les analystes financiers s'interrogent sur le long terme.

Fin septembre, Renesas, dont les finances sont pour l'instant trop fragiles pour une nécessaire mise à jour de ses infrastructures, avait annoncé l'obtention d'un prêt syndiqué de 161 milliards de yens auprès de quatre banques japonaises.

Renesas, né du rapprochement des filiales semi-conducteurs, déjà en difficulté, de ses actionnaires actuels, veut éviter le sort d'Elpida, qui a déposé son bilan en début d'année.

Elpida, dernier groupe japonais présent dans les mémoires DRAM (dynamic random access memory), avait été créé il y a 10 ans par plusieurs gros fabricants japonais de mémoires alors en difficulté.

Maki Shiraki et Mari Saito, Benoit Van Overstraeten pour le service français, édité par Marc Angrand

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