Accord de principe sur l'éolien entre Gamesa et Siemens

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New Siemens AG headquarters are seen in Munich
New Siemens AG headquarters are seen in Munich

MADRID/FRANCFORT (Reuters) - Gamesa et Siemens ont conclu vendredi un accord de principe en vue de regrouper leurs actifs dans l'énergie éolienne afin de constituer le leader mondial de la construction d'éoliennes.

La coentreprise entre les deux groupes dépassera le danois Vestas en termes de part de marché et sera présent aussi bien dans des marchés matures tels que l'Amérique du Nord et l'Europe que dans des marchés émergents comme l'Inde, le Mexique et le Brésil.

Selon une source, Siemens aurait autour de 60% de la coentreprise et Gamesa 40% environ. La source ajoute que les actionnaires de Gamesa percevront un dividende exceptionnel de l'ordre du milliard d'euros avant la fusion avec Siemens.

L'action Siemens gagne 1,6% en Bourse de Francfort.

Les conditions définitives de l'accord doivent encore être approuvées, a précisé Gamesa, dont l'action fait l'objet d'une suspension des transactions en Bourse de Madrid.

Siemens occupe une position dominante dans l'éolien maritime mais il est relativement mal placé dans le terrestre et d'une manière générale le conglomérat industriel a du mal à rentabiliser cette activité.

Gamesa est en position de force en Amérique latine en particulier, une région où il a choisi de se développer lorsque, en 2013, le gouvernement espagnol a réduit les subventions aux énergies propres.

Le rapprochement entre Siemens et Gamesa serait le dernier en date dans une industrie éolienne qui s'est remise d'une mauvaise passe marquée par des pertes et des surcapacités et qui jouit à présent d'une hausse de la demande d'électricité non polluante.

Gamesa et Siemens avaient fait savoir en janvier qu'ils discutaient d'un rapprochement qui donnerait naissance à un nouveau numéro un mondial de l'éolien mais le projet était freiné par les engagements français pris dans le cadre de la coentreprise Adwen créée dans l'éolien offshore entre Gamesa et Areva.

Dans un entretien au Figaro publié jeudi, General Electric dit poursuivre ses discussions en vue du rachat d'Adwen.

(Jesus Aguado et Ludwig Burger, Wilfrid Exbrayat pour le service français, édité par Marc Joanny)

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  • DADA40 il y a 7 mois

    Les allemands sont très pragmatiques et réussissent là où les canards boiteux français (Areva, EDF....) échouent, mais ce sont des entreprises (mal) gérées par l'état et la CGT.