Accord de libre-échange entre l'UE et le Vietnam

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(Précisions, contexte) BRUXELLES, 4 août (Reuters) - L'Union européenne et le Vietnam ont conclu un accord politique sur un traité de libre-échange, a annoncé mardi la Commission européenne à l'issue de deux ans et demi de négociations. Cet accord, le deuxième conclu par l'UE en Asie du Sud-Est, ouvre la voie à une réduction importante des tarifs douaniers sur la quasi-totalité des marchandises échangées entre les deux partenaires. Plusieurs années pourraient toutefois être nécessaires à sa mise en application. Le texte intégral dont la rédaction doit s'achever d'ici la fin de l'année devra en effet être ratifié par les 28 Etats membres et le Parlement européen. L'accord "donnera un coup de fouet au commerce avec l'une des économies les plus dynamiques d'Asie", a néanmoins déclaré la commissaire européenne au Commerce, Cecilia Malmström. "Il établit un nouveau modèle, plus moderne et performant, pour les accords de libre-échange entre l'UE et les pays en développement et une bonne norme pour les relations commerciales entre l'UE et l'Asie du Sud-Est dans son ensemble", a-t-elle dit dans un communiqué. Elle a estimé que l'accord avec le Vietnam entrerait probablement en vigueur fin 2017 ou en 2018. Parmi les points délicats qui restent à régler, a-t-elle expliqué, figurent les engagements en matière de droits de l'homme et une disposition concernant les exportations depuis le Vietnam de produits fabriqués dans des pays tiers, afin que l'accord ne fournisse pas à la Chine un nouveau canal pour écouler des produits à bas prix. Le Vietnam a expédié pour 24 milliards de dollars (21,9 milliards d'euros) de marchandises vers l'UE l'an dernier, un montant qui inclut aussi bien des téléphones portables que des chaussures, du café, du riz et des produits de la mer. L'Union, elle, exporte principalement vers le Vietnam des équipements électriques, des avions, des équipements de transport et des produits pharmaceutiques. L'UE a renoncé à mener des discussions commerciales avec l'Association des pays du sud-est asiatique (ASEAN) en arguant de la complexité d'un tel processus. Elle a préféré engager des négociations séparées avec les pays membres de l'ASEAN, présentées comme une première étape vers un accord multilatéral. Bruxelles a ainsi conclu un accord avec Singapour et entamé des pourparlers avec la Malaisie. Les discussions avec la Thaïlande sont quant à elles suspendues en attendant que la junte militaire au pouvoir laisse la place à un gouvernement issu d'élections démocratiques. (Jan Strupczewski; Jean-Stéphane Brosse pour le service français, édité par Marc Angrand)

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