Accord de financements entre le Venezuela et la Chine

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    CARACAS, 17 mai (Reuters) - Le Venezuela est parvenu à un 
accord avec la Chine sur de nouveaux financements qualifiés de 
bouffée d'"oxygène" par le gouvernement vénézuélien, en 
difficultés économiques et politiques. 
    Dans une interview accordée lundi à Reuters, le 
vice-président chargé du secteur économique et financier, Miguel 
Perez, a précisé que toutes les conditions de ces prêts accordés 
dans le cadre d'un accord "crédits contre pétrole" avaient été 
améliorées. 
    "Aujourd'hui, nous pouvons dire que nous nous sommes mis 
d'accord sur de nouvelles conditions commerciales qui sont 
adaptées à la réalité du pays", a-t-il dit. 
    A Pékin, le porte-parole du ministère des Affaires 
étrangères, Hong Lei, a déclaré mardi lors du point de presse 
quotidien que les deux pays s'étaient entendus pour "mettre 
davantage de souplesse afin de renforcer la coopération 
financière". 
    La Chine a prêté quelque 50 milliards de dollars au 
Venezuela au cours des dix dernières années. 
    Mais la situation économique du pays sud-américain, qui 
abrite pourtant les plus importantes réserves de pétrole au 
monde, s'est dégradée avec la baisse des cours du brut. Privée 
d'une partie de sa rente pétrolière, le pays a basculé dans la 
récession (-5,7% l'an dernier) et ses habitants sont exposés à 
des pénuries d'aliments et médicaments et à une inflation 
galopante (à 180,9% l'an dernier selon des données de la Banque 
centrale). 
    La crise économique s'est doublée d'une crise politique, 
l'opposition, majoritaire au Parlement depuis le début de 
l'année, s'efforçant de réunir les conditions nécessaires à la 
tenue d'un référendum de révocation du président Nicolas Maduro, 
le successeur d'Hugo Chavez dont le mandat court normalement 
jusqu'à 2019.   
    "Cela va fournir à notre pays une importante bouffée 
d'oxygène pour aller de l'avant", a souligné Miguel Perez, nommé 
en février dernier par Maduro. Cet accord avec la Chine, 
parallèlement à une forte réduction des importations et à un 
nouveau taux de change, devraient permettre au Venezuela de se 
sortir d'un semestre "très compliqué", a-t-il ajouté. 
    Il a noté cependant que le pays devrait rester en récession 
économique jusqu'à la fin 2017. 
    Avec ce nouvel accord, Caracas devrait être en mesure 
d'honorer les échéances sur sa dette. Miguel Perez a ajouté que 
l'Etat pourrait aussi garantir la dette de la compagnie 
pétrolière PDVSA, lourdement affectée par le recul des cours du 
brut. La société, qui doit rembourser cette année quelque 4 
milliards de dollars, a fait savoir qu'elle était en discussions 
avec des banques étrangères sur un éventuel refinancement de sa 
dette. 
 
 (Alexandra Ulmer et Corina Pons avec Megha Rajagopalan à Pékin; 
Henri-Pierre André pour le service français) 
 
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