Accord conclu sur le Partenariat commercial transpacifique

le
0

ATLANTA, Etats-Unis, 5 octobre (Reuters) - Les ministres du Commerce de 12 pays du pourtour du Pacifique sont parvenus à un accord sur la création d'un Partenariat transpacifique (TPP) visant à libéraliser les échanges et créer des normes communes au sein de ce nouvel ensemble représentant 40% de l'économie mondiale. Cet accord commercial, fruit de cinq ans de négociations, doit encore être ratifié par certains parlements nationaux des pays concernés, dont le Congrès américain. "C'est un aboutissement majeur non seulement pour le Japon mais aussi pour l'avenir de la zone Asie-Pacifique", a réagi le Premier ministre japonais Shinzo Abe devant la presse. Le dernier cycle de négociations s'est tenu à Atlanta et les pourparlers ont dû être prolongés au-delà de la date-butoir initialement retenue. Les discussions ont finalement été débloquées avec le compromis trouvé au cours du week-end entre les Etats-Unis et l'Australie sur l'épineuse question de la protection des brevets dans le domaine des médicaments biotechnologiques, ce qui a ouvert la voie à un accord global. Ce TPP suscite la méfiance d'un large éventail de catégories professionnelles dans les pays concernés, des ouvriers mexicains de l'automobile aux producteurs laitiers canadiens, d'autant que les négociateurs étaient tenus au secret quant au contenu des discussions. Vu de Washington, cet accord commercial doit être l'incarnation économique de la stratégie du "pivot", ou rééquilibrage géopolitique vers l'Asie-Pacifique, et une occasion de contrebalancer l'influence qu'exerce la Chine sur cette région du globe. Les Etats-Unis négocient parallèlement avec l'Union européenne (UE) un Partenariat transatlantique de commerce et d'investissement (TTIP). L'accord commercial dans la zone Asie-Pacifique définit un certain nombre de normes minimales en matière notamment de droits des travailleurs et de protection de l'environnement. Il fixe aussi les principes de règlement des contentieux entre Etats et investisseurs en dehors des juridictions nationales. (Krista Hughes et Kevin Krolicki; Bertrand Boucey pour le service français, édité par Wilfrid Exbrayat)

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant