Accord attendu dans la journée entre l'Etat et Bouygues sur Alstom

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L'ÉTAT ET BOUYGUES POURRAIENT PARVENIR À UN ACCORD SUR ALSTOM DANS LA JOURNÉE
L'ÉTAT ET BOUYGUES POURRAIENT PARVENIR À UN ACCORD SUR ALSTOM DANS LA JOURNÉE

PARIS (Reuters) - Les négociations doivent se poursuivre dimanche entre l'Etat et Bouygues et pourraient aboutir dans la journée à un accord sur le rachat de 20% des actions d'Alstom dans le cadre de la reprise d'une partie de la branche énergie du groupe par l'américain General Electric.

Le conseil d'administration d'Alstom s'est prononcé samedi à l'unanimité en faveur de GE, malgré une offre rivale de l'allemand Siemens et du japonais Mitsubishi Heavy Industries (MHI).

L'Etat avait lui-même donné sa préférence au géant américain vendredi, à condition de devenir le premier actionnaire d'Alstom en rachetant 20% de la société à Bouygues, une opération pour laquelle des négociations seraient en bonne voie.

"Les négociations sont en bonne voie", a indiqué à Reuters une source proche du dossier, ajoutant qu'elles pourraient aboutir dans l'après-midi.

Samedi, l'Elysée était optimiste sur la conclusion d'un accord avant l'ouverture des marchés lundi matin, soulignait-on dans l'entourage de François Hollande.

Bercy avait indiqué vendredi que l'opération devrait se faire au prix du marché, ce qui impliquerait de verser 1,7 milliard d'euros environ à Bouygues sur la base de la capitalisation boursière actuelle d'Alstom et d'un cours de clôture de 28,00 euros vendredi.

Arnaud Montebourg avait alors souligné que le modèle retenu pour la future alliance Alstom/GE était celui de la collaboration réussie entre le groupe américain et le français Safran dans l'aéronautique.

Le PDG d'Alstom Patrick Kron a indiqué dans une interview au Journal du Dimanche qu'il accompagnerait l'entreprise le temps que cette opération aboutisse.

"Ma position est claire: je vais accompagner la phase de transition engagée et mettre sur les rails, si je puis dire, le nouvel Alstom. Cela va prendre du temps", a déclaré Patrick Kron au journal.

"Par la suite une nouvelle équipe aura vocation à prendre le relais", ajoute-t-il.

Interrogé sur la réunion des équipes des deux entreprises sur le site de Belfort, le patron de GE Jeffrey Immelt a confirmé au JDD que les équipes seraient réunies sur un site commun, qui sera "décisif" pour l'avenir des deux entreprises.

(Marion Douet et Laurence Frost, édité par Jean-Michel Bélot)

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  • lorant21 le dimanche 22 juin 2014 à 14:41

    Un dépeçage avec des entités à 50/50 difficilement gérables, cadenassées à tous les niveaux par des participation de l'Etat. Il faut savoir qu'il y a des bâtiments ou des ingénieurs travaillent dans des entités qui vont être séparées. Cela ne pourra pas marcher longtemps ainsi. Une usine à la gaz à la Montebourg.

  • nayara10 le dimanche 22 juin 2014 à 14:39

    Des vendu aux Américain$.Ils se disent garants de nos libertés ces Esclaves qui nous gouvernent...

  • fbordach le dimanche 22 juin 2014 à 12:33

    @jany, mais non, c'est en partie le pretexte du nucléaire qui fait que la France entre dans le dossier. Et puis, finalement, si le gaz de schiste, avec une extraction maitrisée, permettait d'assurer notre indépendance énergétique pendant la phase de transition éponyme, tout en créant quelques milliers d'emplois serions nous assez dogmatique et bête pour refuser...

  • jany7 le dimanche 22 juin 2014 à 12:13

    volia le nucleaire francais au main des americains ensuite n'ont plus qu'a serrer le noeud coulant et ils viendront vous proposer le gaz de schiste Erreur historique du gouvernenemnt