Accord à l'amiable de $5 mds aux USA sur le scandale du forex-FT

le , mis à jour à 17:22
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NEW YORK, 11 mai (Reuters) - La justice américaine a conclu un accord à l'amiable global de plus de cinq milliards de dollars (4,48 milliards d'euros) avec cinq grandes banques sur des allégations de manipulation du marché des changes, rapporte lundi le Financial Times. L'accord pourrait être annoncé dès mercredi, précise le quotidien, qui cite des sources proches du dossier. Barclays BARC.L aurait accepté de verser environ deux milliards de livres (2,79 milliards d'euros) à la FCA (Financial Conduct Authority) britannique, au département américain de la Justice, à la Réserve fédérale et à la CFTC (Commodity Futures Trading Commission) américaines, ainsi qu'aux autorités financières new-yorkaises, ajoute le quotidien. De leur côté, JPMorgan Chase JPM.N , RBS RBS.L et Citigroup C.N devraient verser environ un milliard de dollars chacune au département de la Justice, en plus des précédents réglements, selon le FT. En novembre, les autorités britanniques, suisses et américaines ont infligé des amendes de plus de 4,3 milliards de dollars (3,4 milliards d'euros) à six banques (UBS, HSBC HSBA.L , Citigroup, Royal Bank of Scotland, JPMorgan et Bank of America BAC.N ) dans le cadre de règlements négociés sur des manipulations présumées du marché des changes, dont le département de la Justice n'était pas partie prenante. ID:nL6N0T2134 Le FT rapporte en outre que les filiales de ces trois banques, ainsi que Barclays, devraient plaider coupables. L'amende à verser par UBS reste incertaine et le département de la Justice poursuit ses discussions avec la banque suisse sur la question de savoir si elle plaidera ou non coupable. Les holdings de HSBC et Bank of America, qui étaient parties prenantes de l'accord de novembre, ne sont pas concernées par ce dernier accord. Le département de la Justice pourrait par ailleurs reprendre ses poursuites en pénal contre Barclays et UBS pour manipulation des taux de référence du Libor, croit savoir le quotidien. Citigroup a reconnu lundi de son côté dans un document réglementaire qu'elle pourrait plaider coupable de manipulation entre 2008 et octobre 2013 du marché des changes, qui brasse plus de cinq milliards de dollars de transactions quotidiennes. La banque a ajouté que la Justice américaine n'avait en revanche pas l'intention de la poursuivre dans l'affaire du Libor. Elle a laissé ses estimations de provisions pour risques juridiques au niveau annoncé à la fin de l'an dernier, soit quatre milliards de dollars. (David Henry à New York et Richa Naidu à Bangalore, Juliette Rouillon pour le service français, édité par Véronique Tison)


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  • guerber3 le lundi 11 mai 2015 à 18:15

    Mais surtout; pas de personnes physiques condamnées, sinon, ils ne pourraient pas recommencer...!!!