Accidents sur le chantier de l'EPR : Bouygues mis en cause

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L'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) dénonce une «démarche intentionnelle» de non-déclaration d'accidents du travail sur le site de Flamanville, notamment de la part de Bouygues, qui conteste.

Une douzaine de jours après qu'un salarié se tue sur le chantier du réacteur nucléaire de troisième génération EPR en construction à Flamanville, le journal L'Humanité révèle que l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) dénonce une «démarche intentionnelle» de non-déclaration d'accidents du travail sur le site, notamment de la part de Bouygues. Dans un procès verbal daté du 6 juin, le gendarme du nucléaire recense 112 accidents de travail survenus en 2010 sur le chantier de l'EPR dont 38 accidents «à déclarer n'ayant pas fait l'objet d'une déclaration». Ainsi, près d'un accident sur quatre n'a pas été conformément déclaré.

L'ASN met en avant la responsabilité des employeurs, dont Bouygues qui pilote le génie civil sur le chantier et Elco Construct. «Dans plusieurs cas (au moins 11 exemples pour le groupe Bouygues et 8 pour Elco), ces employeurs étaient informés de l'accident. Ceux-ci avaient par ailleurs connaissance de l'obligation réglementaire de

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