Accident industriel à la BCE

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Le siège de la BCE, à Francfort. (© BCE)
Le siège de la BCE, à Francfort. (© BCE)

Mario Draghi n’est pas infaillible. La politique monétaire de la BCE a bien été assouplie hier comme attendu et les mesures annoncées – baisse des taux, extension du QE – auraient été, il n’y a pas si longtemps, jugées considérables. Mais les marchés, chauffés à blanc depuis des semaines par une communication laissant espérer plus, ont très mal réagi. L’euro dont beaucoup voyait la baisse comme inexorable a enregistré l’une de ses plus fortes hausses de son histoire. Nous tirons ici quelques enseignements de cet accident de communication de première grandeur.

Bazooka ? Non, pistolet à eau

Si Mario Draghi était un footballeur, on dirait qu’hier il a marqué plusieurs buts… mais contre son camp. Le nouveau paquet de mesures d’assouplissement monétaire aurait dû peser sur l’euro, sur les taux d’intérêt et soutenir les marchés d’actions. Au lieu de cela, l’euro s’est apprécié d’environ 4% face au dollar, les taux longs ont rebondi et les Bourses européennes se sont effondrées. La réaction des marchés est à la hauteur des attentes déçues que le président de la BCE et nombre de ses collègues avaient laissé se former au cours des dernières semaines. Essayons de tirer quelques enseignements de cette journée historique. 

Sur la communication et le pilotage des anticipations de marché

L’erreur de communication de la BCE n’a pas été commise hier. Elle a été minutieusement

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  • monjohn le vendredi 4 déc 2015 à 16:31

    Pauvre Mario. Laissez le tranquille enfin. IL ESSAYE DE VOUS SEVRER!