Accident du TGV Est : une erreur humaine et tragique

le , mis à jour à 08:26
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Accident du TGV Est : une erreur humaine et tragique
Accident du TGV Est : une erreur humaine et tragique

C'est l'accident ferroviaire oublié. Le— novembre 2015, dans une France KO, qui peine à réaliser l'ampleur des attentats terroristes de Paris et de Saint-Denis intervenus la veille, un TGV d'essai déraille à Eckwersheim (Bas-Rhin). Le bilan est dramatique : 11 morts, 42 blessés. Soit le plus grave accident ferroviaire de ces vingt-cinq dernières années.

Quatre mois après la catastrophe, les victimes et leurs proches — environ 90 personnes — sont réunis aujourd'hui, pour la première fois, à Paris, à l'initiative de la SNCF. L'occasion de leur présenter le protocole d'indemnisation, mais aussi d'évoquer l'enquête.

Changement de programme

Si la compagnie ferroviaire mais surtout le BEA-TT (Bureau d'enquêtes sur les accidents de transports terrestre) reconnaissent tous les deux que c'est la vitesse excessive du train, due à un freinage tardif, qui a conduit au déraillement du TGV, une question demeure : pourquoi le TGV duplex n° 814521, piloté et encadré par l'élite des conducteurs, n'a pas freiné à temps, alors que les premiers éléments de l'enquête ont écarté tout problème technique sur le train comme sur la voie ? Selon nos informations, la réponse pourrait venir de la décision du cadre transport traction de repousser d'un kilomètre la zone de freinage par rapport à la feuille de route établie. Ce cheminot, indispensable durant les essais, présent dans la cabine de commande lors de l'accident, supérieur hiérarchique du conducteur du TGV, est chargé de lui rappeler les vitesses à atteindre lors des phases d'essais. Or, dans des documents que nous avons pu consulter, il confie aux gendarmes qui l'interrogent avoir volontairement choisi de freiner au point kilométrique PK 401, alors que la feuille de route prévoyait de le faire un kilomètre plus tôt au point PK 400, afin de passer de 330 km/h à 176 km/h.

Pour justifier ce changement, il invoque le trajet aller, dans le sens Meuse-Strasbourg : ...

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  • paspil il y a 9 mois

    4 mineurs dans un train d'essai ... ca laisse sans voix ...

  • paspil il y a 9 mois

    lors d'un essai on minimise le risque en perte humaine car l'accident est possible ... on ne garde que le personnel essentiel ... visiblement pas en France ... et c est la principale erreur ...

  • M4098497 il y a 9 mois

    Le plus grave dans cette affaire c'est le manque de rigueur qui se fait jour à la SNCF. Entretien du réseau un peu à la dérive (Brétigny, réduction de vitesse sur certains tronçons), DRH approximatif ( Pas assez de conducteurs recrutés pour faire partir les trains à l'heure) Protocole d'essai montrant un laxisme incroyable dans les procédures ( passager sans fonction dans un train d'essai)

  • ostrevan il y a 9 mois

    allons messieurs; ...........;mais donc .......... Mais Paris c'est toute la France............. un déraillement en "province" .............

  • frk987 il y a 9 mois

    Comme vous dites M312...France KO le vrai n'importe quoi des journaleux !!!!! ils auraient mieux faits de décrier le laxisme socialiste que de s'apitoyer sur les conséquences du n'importe quoi socialo en matière d'immigration.

  • M3121282 il y a 9 mois

    "dans une France KO" n'importe quoi ces journalistes ! aucune nuance, mais c'est à l'image de tous ces personnages qui veulent utiliser des images fortes pour occuper l'espace médiatique quelque soit le prix dans l'irresponsabilité la plus complète