Accident du TGV-Est : la SNCF tente de rassurer les victimes

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Accident du TGV-Est : la SNCF tente de rassurer les victimes
Accident du TGV-Est : la SNCF tente de rassurer les victimes

Il n'y aura pas de victimes de première et de seconde classe. Quatre mois après le déraillement mortel d'un TGV d'essai sur la petite commune d'Eckwersheim (Bas-Rhin), qui a coûté la vie à onze personnes et en a blessé quarante-deux autres dont quatre enfants, la SNCF a tenu à rassurer les victimes et leurs proches, réunis pour la première fois hier à Paris (XVe).

Selon plusieurs participants, la compagnie s'est engagée à les indemniser de la même manière, qu'elles soient cheminotes ou non. Une bonne nouvelle pour ces victimes, âgées de 11 à 65 ans, qui s'inquiétaient d'une possible inégalité de traitement. Pour autant, contrairement à l'accident de Brétigny, pas question de dévoiler le protocole d'indemnisation.

De Guillaume Pepy, patron de la SNCF, à Jacques Rapoport, démissionnaire de SNCF Réseau mais qui reste à sa tête jusqu'à la nomination de son successeur, chacun a répété que cet accident était de la responsabilité de la compagnie ferroviaire, moralement mais aussi juridiquement. Quant aux causes de l'excès de vitesse qui a conduit au déraillement, la SNCF a apporté quelques précisions.

Rapports d'experts attendus

« Elle a laissé entendre que le conducteur avait même tardé à freiner au-delà du point kilométrique PK 401 », confie M e Gérard Chemla, avocat de plusieurs victimes. Dans ses éditions de samedi, «Le Parisien -Aujourd'hui en France» révélait que le cheminot chargé d'assurer le respect de la feuille de route sur la vitesse à tenir lors des essais avait décidé de décaler le freinage, avant la courbe, au point kilométrique PK 401 au lieu du point PK 400. L'accident s'était produit 3 km après.

« Ce qui étonne davantage la SNCF, c'est qu'aucun des trois salariés chargés d'aider le conducteur lors de ces essais n'ait appuyé sur le bouton d'arrêt d'urgence plus rapidement », poursuit l'avocat. Une question légitime. En effet, lors des essais de survitesse, le ...

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  • paspil il y a 9 mois

    4 adolescents dans le train d'essai ... on reste sans voix ...