Accident de car : «Après un tel drame, on ne guérit pas»

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Après l'état de choc, les larmes et le deuil, comment un village, une école, une famille arrivent-ils à surmonter l'insurmontable?

Il y a bientôt quatre ans, Allinges, une petite ville de Haute-Savoie, située à quelques kilomètres de la frontière suisse, a vécu un drame analogue à celui de Sierre. Le 2 juin 2008, lors d'une sortie scolaire, sept élèves de cinquième du collège de Margencel ont trouvé la mort à la suite d'une collision entre leur car et un train express régional au passage à niveau de Mésinges. Touché au plus profond par la disparition de ses élèves, le professeur qui accompagnait la sortie s'était suicidé un mois et demi plus tard. Toujours en attente du procès qui doit faire la lumière sur cette catastrophe, les proches des victimes, les élèves et les habitants semblent loin d'avoir ­relégué ces souvenirs douloureux dans un coin de leur mémoire. «On ne dépasse pas un drame comme celui-là, on vit avec, confie le maire d'Allinges, Jean-Pierre Fillion. Toute la population est touchée. Il ne se passe pas un jour sans que quelqu'un en parle. Cela n'a pas de rü/p>...

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