Accident d'avion à Bali: tests antidrogue et alcool négatifs pour les pilotes

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Les pilote et copilote de l'avion Lion Air qui s'est abîmé en mer samedi à Bali, ne faisant que des blessés parmi les 108 personnes à bord, n'avaient consommé ni drogue ni alcool, selon les résultats d'analyses préliminaires, a-t-on appris lundi de source officielle.

"Les analyses d'urine pour dépister la présence d'alcool ou de stupéfiants se sont révélées négatives pour le pilote et le copilote", a indiqué à l'AFP Bambang Ervan, porte-parole du ministère des Transports, précisant cependant qu'étaient toujours attendues les conclusions de tests supplémentaires antidrogue pratiqués sur un échantillon de cheveux.

Lion Air, première compagnie privée d'Indonésie, avait été sanctionnée par les autorités en janvier 2012 après l'arrestation de plusieurs de ses pilotes en possession de méthamphétamine.

Le Boeing a manqué samedi la piste d'atterrissage à l'aéroport international de Denpasar, sur l'île indonésienne de Bali, s'abîmant dans la mer toute proche. Les 108 personnes à bord, dont 101 passagers, ont survécu mais une quarantaine d'entre elles ont été blessées, dont une femme grièvement.

Une enquête a été lancée par la Commission nationale de la sécurité dans les transports, dont les conclusions préliminaires ne sont pas attendues avant deux à trois mois, selon M. Ervan.

Le Boeing 737-800 était neuf et n'était entré en service qu'il y a un mois. Le pilote indonésien, Mahlup Gozali, compte plus de 10.000 heures de vol à son actif, selon Lion Air.

La météo et la visibilité étaient bonnes mais de "gros nuages noirs" couvraient la piste, selon les services météo, ce qui a déclenché l'éclatement d'une averse très localisée au moment exact où l'avion devait atterrir.

"Toute l'approche finale a été tout à fait correcte. On était dans le bon axe et l'avion n'a pas chuté", a expliqué un Français rescapé, Jean Grandy, dans un témoignage à l'AFP. "Puis, d'un seul coup, dans les cinq dernières secondes, un nuage s'est abattu sur nous. On était sous des trombes d'eau, c'était une énorme averse. Nous étions quasiment en pleine nuit alors que c'était le plein soleil juste avant. Je me suis demandé comment le pilote allait faire pour atterrir".

L'existence d'une averse aussi brutale, qui ne manque pas de créer d'importantes turbulences, pourrait accréditer la thèse de certains experts qui ont évoqué la formation d'un trou d'air voire d'un vent cisaillant, c'est-à-dire un brusque changement de direction et de vitesse du vent. Ce phénomène peut entraîner une chute soudaine de la portance, voire un décrochage, en particulier quand l'avion rase le sol.

"Oui, cela pourrait tout à fait être possible", a indiqué à l'AFP Tom Ballantyne, du magazine hongkongais spécialisé Orient Aviation. "Si un vent cisaillant ou un trou d'air affecte un avion lors de son approche finale, il est probable que les pilotes n'aient pas le temps de reprendre le contrôle de l'appareil", a-t-il expliqué.

Lundi, les autorités ont commencé à évacuer l'épave de l'avion, gisant à demi-immergée sur des coraux jouxtant la piste d'atterrissage. L'enregistreur de vol a déjà été récupéré mais des plongeurs étaient lundi affairés à retrouver la deuxième boîte noire, celle qui enregistre les conservations dans la cabine de pilotage.

Les opérations visant à découper et extraire le fuselage devaient commencer dans la soirée de lundi et prendre deux à trois jours, selon les autorités aéroportuaires.

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