Accident Bianchi : Bianchi continue de se battre pour sa vie

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Accident Bianchi : Bianchi continue de se battre pour sa vie
Accident Bianchi : Bianchi continue de se battre pour sa vie
Nouvelle nuit à l'hôpital pour Jules Bianchi. Le pilote français, gravement accidenté dimanche sur la piste de Suzuka, continue de lutter pour sa vie, entouré de ses parents et de deux éminents professeurs de médecine, le professeur Saillant et le professeur Alessandro Frati.

Troisième jour d'hospitalisation pour Jules Bianchi. Le jeune pilote, gravement accidenté dimanche sur le circuit de Suzuka, a passé une nouvelle nuit au service des soins intensifs de l'hôpital de Yokkaichi. Victime d'une « lésion axonale diffuse », une forme sévère de traumatisme cérébral, le Niçois est, depuis lundi, entouré de ses parents, Philippe et Christine Bianchi, autorisés, tous deux, à passer outre les traditionnelles restrictions sur les heures de visite afin de passer le plus de temps possible à son chevet.

Car si l'intimité des moments passés dans la chambre de la recrue Marussia a été jalousement préservée, la famille Bianchi, entourée du professeur Saillant, président de la Commission médicale de la FIA, et du neurochirurgien italien Alessandro Frati, dépêché à la demande de l'écurie Ferrari, a confirmé la gravité de l'état de du jeune homme de 25 ans donnant ainsi sens aux propos laconiques de Matteo Bonciani, le chef de presse de la FIA, qui avait lâché, lundi, un succinct mais glaçant « comprenez-bien, c'est très très grave ».

Pendant que Jules Bianchi lutte pour sa vie, la FIA a, pour sa part, diligenté une enquête. Les interrogations sont en effet nombreuses, notamment la question des horaires qui revient dans chaque débat. Pourquoi les responsables japonais n'ont-ils pas choisi d'avancer la course pour éviter les fortes pluies générées par le typhon Phanfone ? Pourquoi, alors que les conditions devenaient, de l'avis de certains pilotes, de plus en plus dangereuses, le Grand Prix n'a-t-il pas été arrêté. Autre point litigieux, celui de la safety car qui aurait dû intervenir pour faire ralentir les concurrents lorsque Adrian Sutil est sorti de piste.

Interrogé à ce propos, Alain Prost, quadruple champion du monde de F1, évoquait, au micro d'Europe 1 « une vraie faute » de la part des organisateurs. « L'entrée de cette grue sans le régime de la voiture de sécurité est totalement inacceptable. Il y a une faute, ça c'est clair. Il faut simplement la dénoncer. (Interrogé sur le drapeau vert brandi par un commissaire de course, dans cette même courbe, lors de l'intervention de la grue) le drapeau vert annonce aux pilotes que la piste est dégagée. Il aurait dû être mis au moins 100 mètres plus loin. C'est une erreur du commissaire. »

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