Abus sexuels en Centrafrique-Un rapport indépendant critique l'Onu

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 (Actualisé, réaction de Ban Ki-moon, §§ 4, 5) 
    NATIONS UNIES, 17 décembre (Reuters) - Les Nations unies et 
les agences qui en dépendent ont géré de façon très discutable 
le dossier des accusations d'abus sexuels sur mineurs visant des 
militaires étrangers en République centrafricaine, selon un 
groupe de travail indépendant qui a rendu public son rapport 
jeudi. 
    Au moins 13 militaires français de la force Sangaris, deux 
soldats de Guinée équatoriale et trois de l'armée tchadienne 
sont mis en cause dans ces affaires qui se seraient déroulées 
entre décembre 2013 et juin 2014. 
    Le groupe de travail indépendant, composé de trois membres, 
critique vivement dans son rapport la manière dont l'Onu a 
traité ce dossier et accuse deux hauts responsables des Nations 
Unies, notamment le chef de la Minusca, la mission onusienne sur 
place, d'avoir abusé de leur autorité. 
    Les allégations contre les militaires sont passées de bureau 
en bureau dans plusieurs services des Nations unies "sans que 
personne ne veuille prendre ses responsabilités", affirme le 
rapport. 
    Le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, a 
accepté les conclusions du rapport. "J'exprime mon profond 
regret de voir que ces enfants ont été trahis par ceux-là mêmes 
qui avaient été envoyés pour les protéger", a-t-il dit. 
    Le parquet de Paris a ouvert le 7 mai dernier une 
information judiciaire contre X sur des soupçons de viols de 
mineurs par des soldats français en Centrafrique en 2013 et 
2014.   
 
 (Louis Charbonneau, Guy Kerivel pour le service français) 
 
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