Abu Dhabi finance la construction de la tour Alto à La Défense

le
0

Le fonds Adia (Abu Dhabi Investment Authority) a retenu Bouygues pour bâtir cette tour de 150m dans le quartier d’affaires parisien. Un chantier de 200 millions d’euros.

Encore un nouveau gratte-ciel à La Défense. La tour Alto qui sera livrée en 2020 culminera à 150m de hauteur avec 38 étages. Dans un communiqué de presse envoyé mardi matin, Bouygues a indiqué avoir été sélectionné pour construire cet édifice. Un chantier de 200 millions d’euros qui devrait débuter en septembre 2016.

La plus grande originalité de ce projet réside peut-ête dans la nationalité du propriétaire. Le groupe qui va financer ces travaux se nomme Adia (Abu Dhabi Investment Authority) et gère 770 milliards de dollars de capitaux. Le fonds d’investissement de cet État-confetti chargé de faire des placemens à long terme pour amortir la fin de la rente pétrolière n’en est pas à sa première opération immobilière en France.

Adia avait fait une entrée fracassante surt le marché hexagonal en 2012 en rachetant pour 310 millions d’euros une vingtaine d’immeubles haussmanniens à Lyon. Ces édifices sont situés rue de la République, l’une des artères les plus commerçantes de la capiale des Gaules. La même année, ce fonds d’investissement aux poches pleines avait aussi acquis pour plus de 252 millions d’euros un immeuble de bureaux boulevard Pasteur à Paris, dans le XVe arrondissement.

Fin 2013, il a aussi acheté à la banque suisse UBS la foncière Docks Lyonnais qui possède notamment un immmeuble boulevard Haussmann à Paris, un bâtiment de 65.000 m2 à Nanterre, un parc d’activité à Antony dans les Hauts-de-Seine.

L’immobilier représente une diversification

Si Adia investit ainsi dans l’immobilier de bureau, c’est que ces immeubles situés dans les beaux quartiers des très grandes villes assurent des rendements proches de 4% sans grand risque. À Paris, par exemple, les prix ne font pas le yo-yo avec les crises mais restent à des niveaux élevés sur le long terme. À l’image de tous les fonds souverains, Adia investit énormément en actions et en obligations. L’immobilier représente une diversification. Un moyen de ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier, de se prémunir d’une crise et d’un retournement des marchés boursiers.

En immobilier, Adia n’est pas présent que dans l’Hexagone. Début 2014, il a racheté les murs de trois hôtels Marriott (à Londres, Miami et New York). Associé au fonds singapourien, Gic, il a aussi acquis pour 1,3 milliard de dollars le siège de Time Warner à New York. Dans la même logique, Adia avait aussi mis la main en 2013 sur une collection de 31 hôtels exploités par Accor en Australie. Une transaction conclue à 740 millions de dollars.

Lire la suite de l'article sur lefigaro.fr

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant