Abreu, fou du Nacional

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Abreu, fou du Nacional
Abreu, fou du Nacional

En retournant à son Club Nacional de Futbol de cœur, Sebastián " El Loco " Abreu poursuit sa quête : devenir un jour l'entraîneur du club. Une histoire d'amour à rebondissements.

C'était écrit sur le frontispice de son premier club, en prélude de sa carrière : le cœur de Washington Sebastián Abreu Gallo allait battre pour le Nacional. Car ses premiers pas en foot à 11, Abreu les fait déjà sur le terrain d'un Club Nacional. Celui de Minas, département de Lavalleja, République orientale de l'Uruguay, terre de naissance du jeune Sebastián. Il est alors âgé de 9 ans. 29 ans plus tard, El Loco retourne pour la 5e fois dans le grand Club Nacional de Futbol, celui de Montevideo. Une évidence pour un joueur qui, à 38 ans, soit un an de plus que son ancien coéquipier d'entraîneur, est le plus âgé de l'effectif du club doyen. Un dinosaure. Mais une histoire pas encore fossilisée.

Le maçon du peuple


Les débuts se font attendre. Le désir d'Abreu grimpe au fil d'une formation au Defensor Sporting, le club de ses débuts pro en 1994, d'une révélation à San Lorenzo, d'un transfert à La Corogne, de prêts successifs au Grêmio ou aux Tecos. Avant, la graine avait été plantée dans le berceau d'El Negro Abreu, par son père d'ascendance africaine. La rencontre entre le joueur et le club est un coup de tonnerre annonçant des jours fleuris. Toujours prêté, toujours par La Corogne, Abreu arrive à Montevideo le 2 août 2011, premier match 4 jours plus tard. Il joue avec le numéro 113, son 13 fétiche étant pris. Ce qui ne l'empêche pas de planter un doublé pour une victoire 2-0 contre Paysandu Bella Vista. Un mois plus tard, premier but dans un Clásico, un penalty ras de terre à droite du gardien de Peñarol pour l'homme aux 25 panenkas. Puis, début décembre, but égalisateur contre Danubio, titre pour le Nacional. Abreu facture 17 buts en 18 matchs. 4 mois jour pour jour après sa première banderille cependant, Sebastián renoue déjà les cordons de son baluchon. En conférence de presse, il déclare : " C'est inoubliable, car le Nacional est mon équipe, celle que je supporte depuis que je suis petit. J'ai tout donné pour apprécier chaque moment. "

Le Fou a la bougeotte – 20 clubs dans 8 pays différents, quand même. Mais l'appel du cœur est fort et, régulièrement, il revient faire vibrer le Gran Parque Central. Ainsi en 2003. Il ne joue que 7 matchs, car Peñarol, dont le président déclarait 2 ans plus tôt qu'il " ne paierait pas 10 000 dollars pour un joueur qui pourrait devenir maçon ", tire toutes les ficelles administratives pour invalider le retour du fils…




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