Aboubakar, du Moustoir au Bayern

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A peine considéré comme un attaquant prometteur de Ligue 1 il y a deux ans, le Camerounais s'apprête aujourd'hui à affronter le Bayern Munich au Estadio do Dragao, qui plus est avec le costume de titulaire, emprunté à un Jackson Martinez blessé. Qui l'eût cru? Pas grand monde à part lui...

Robben, Ribéry, Schweinsteiger, Alaba la liste des blessés du Bayern Munich à l'aube de son premier duel face au FC Porto est longue, sinon interminable. Celle des Portistas, elle, l'est un peu moins. Mais les locaux devront se passer de leur meilleur joueur et meilleur buteur, Jackson Martinez. Pour le remplacer, seules deux alternatives existent (sachant que l'Espagnol Adrian revient de blessure). Gonçalo Paciência, fils de Domingos -illustre buteur maison des années 90- âgé de 20 ans et donc forcément un peu inexpérimenté, ainsi que Vincent Aboubakar. L'ancien valenciennois et lorientais est, depuis un mois, le principal bénéficiaire de l'absence du "Cha cha cha " et aura donc le privilège d'être titulaire en Ligue des Champions, non pas contre le FC Bâle, mais cette fois-ci face à l'un des favoris de la compétition. Oui, "Abou", son physique de déménageur, sa hargne, sa dégaine de pantin désarticulé, sa conduite de balle moyenne, ses contrôles approximatifs et sa patate de forain se tiendront fièrement devant Manuel Neuer et compagnie pendant 90 minutes. Surréaliste ? A première vue, oui. Qui aurait pu croire il y a un an que le Camerounais passerait de la pelouse synthétique du Moustoir à l'hyme de la Ligue des Champions, de bourreau de Jesper Hansen ou Kossi Agassa à menace pour le meilleur gardien de but du monde ? Pas grand monde. La vérité, c'est que la trajectoire de sa carrière suit la courbe exponentielle d'une rapide progression entamée à son arrivée en France et accélérée à Lorient.
Un but toutes les 128 minutes
Si le football n'est pas une affaire de chiffres (" les mathématiques n'existent pas en football", dixit Julen Lopetegui dans la presse portugaise), ces derniers demeurent d'excellents indicateurs des récents progrès effectués par la doublure de Jackson Martinez. En y regardant de plus près, on apprend qu'Abou n'avait jamais dépassé la barre des dix buts en championnat (hors Cameroun) avant son passage éphémère du côté de Lorient, où il a fait jeu égal avec Edinson Cavani ou encore André-Pierre Gignac en plantant 16 banderilles en Ligue 1. Cette saison, son compteur affiche sept buts (dont trois en C1) en à peine 902 minutes de jeu (dont pas mal de bouts de matchs pendant lesquels il n'a pas eu grand chose à se mettre sous la dent), c'est à dire un but toutes les 128 minutes.

Certes, le natif de Garoua était mieux servi…




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