Abou Hadi, berceau de Kadhafi et cité fantôme

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Dans le village natal du «Guide» aux portes de Syrte, on célèbre une victoire symbolique. Mais la ville résiste encore.

Envoyé spécial à Abou Hadi

Les derniers coups de feu des kadhafistes se sont arrêtés avec le jour. À la nuit tombée, les thuwars, les rebelles libyens, étaient totalement maîtres d'Abou Hadi. Sur la carte, ce gros bourg aux portes de Syrte, l'un des derniers bastions des tenants du régime déchu, assiégé depuis trois semaines, ne représente pas grand-chose. À peine un point. Mais tous les combattants libyens ont fêté l'événement. Chacun sait qu'Abou Hadi est le village natal de Mouammar Kadhafi, le berceau de l'ex-famille régnante. «Kadhafi est fini. On tient sa maison, bientôt on le teindra lui», affirme Salem Awaz, mimant une fusillade avec sa kalachnikov.

On ne voit qu'une vaste plaine monotone parsemée de grosses maisons en béton. Les lourds pick-up montés de mitrailleuses antiaériennes ou de lance-roquettes artisanaux parcourent les rues à tombeau ouvert, chargés des soldats souriants. Sur la grande route qui conduit à l'aéroport de Syrte, où l'ancien

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