ABN Amro annonce la démission de son directeur général G. Zalm

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    AMSTERDAM, 13 septembre (Reuters) - ABN Amro  ABNd.AS  a dit 
mardi que son directeur général Gerrit Zalm, l'ancien ministre 
des Finances néerlandais qui a piloté le redressement de la 
banque après la crise financière de 2007-2009, démissionnerait 
en 2017, un an avant la fin de son mandat. 
    Dans un communiqué, ABN Amro précise que Gerrit Zalm ne 
souhaite pas aller jusqu'au bout de son mandat qui devait 
normalement se terminer en mai 2018. 
    La banque ajoute qu'elle annoncera la date exacte du départ 
de Gerrit Zalm ainsi que le lancement des démarches pour lui 
trouver un successeur dès qu'elle sera en mesure de faire. 
    A la tête du ministère des Finances néerlandais pendant 
l'essentiel de la décennie 1990-2000, Gerrit Zalm est considéré 
comme l'un des architectes de l'euro, lancé au début du 
millénaire. 
    Il a pris les commandes d'ABN Amro à l'un des moments les 
plus difficiles de la banque néerlandaise, qui était devenue un 
gros acteur au niveau mondial avant la crise financière. 
    Elle avait été rachetée en 2007, au terme d'une OPA hostile, 
pour 71,9 milliards d'euros par un trio composé de Royal Bank of 
Scotland  RBS.L  (Grande-Bretagne), Santander  SAN.MC  (Espagne) 
et la désormais défunte Fortis (Belgique). 
    Les trois acquéreurs étaient en passe de désagréger ABN Amro 
pour prendre ce qui les intéressait lorsque survint la crise 
financière de 2007-2009, la plus grave depuis la Grande 
Dépression des années 1930. 
     
    LE TITRE SURPERFORME LE SECTEUR DEPUIS SON RETOUR EN BOURSE 
    L'Etat néerlandais est intervenu en octobre 2008 pour 
nationaliser les activités d'ABN Amro et de Fortis aux Pays-Bas, 
qui filaient tout droit vers le dépôt de bilan, menaçant de 
mettre à genoux le système bancaire du pays. 
    Ce fut à ce moment là qu'il fut demandé à Gerrit Zalm, 
aujourd'hui âgé de 64 ans, d'orchestrer la fusion des deux 
entités nationalisées. 
    En novembre dernier, ABN Amro a fait son retour en Bourse à 
la faveur d'une cession de 30% du capital de la banque par 
l'Etat néerlandais.   
    Bon nombre d'experts bancaires avaient pensé que Gerrit 
Zalm, qui a supprimé des milliers d'emplois et recentré la 
banque sur le marché néerlandais, allait démissionner dans la 
foulée de ce retour en Bourse. 
    Il y a un près d'un mois, ABN Amro a annoncé une progression 
inattendue de son bénéfice d'exploitation au deuxième trimestre 
ainsi que son intention de se développer à l'international pour 
la première fois depuis la crise financière mondiale. 
  
    Lors de la présentation de ces résultats, Gerrit Zalm a 
éludé toute question sur son avenir à la tête de la banque, 
laissant entendre au passage qu'il entendait aller jusqu'au bout 
de son mandat. 
    En juillet, le quotidien Het Financieele Dagblad avait 
évoqué un départ anticipé de l'ancien ministre des Finances 
ajoutant que Chris Vogelzang, un membre du conseil 
d'administration, prendrait sa succession. 
    ABN Amro a annoncé lundi son intention de supprimer encore 
entre 975 et 1.75 postes dans le cadre d'un programme 
d'économies de coûts courant jusqu'en 2020 dont l'objectif est 
de faire baisser de 200 millions d'euros les coûts 
opérationnels.   
    Au cours de clôture de lundi, le titre ABN Amro est en 
hausse de 5,8% par rapport à son prix d'introduction en Bourse 
qui avait été fixé à 17,75 euros le 20 novembre dernier. Sur la 
même période, l'indice regroupant les valeurs bancaires 
européennes  .SX7P  a plongé de 25,2%. 
 
 (Toby Sterling, Benoit Van Overstraeten pour le service 
français, édité par Véronique Tison) 
 

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