Abliazov : "Si la France m'extrade, je suis un homme mort"

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L'opposant kazakh Mokhtar Abliazov et ses proches, son épouse Alma et sa fille Madina, se battent pour éviter son extradition de la France vers la Russie ou l'Ukraine.
L'opposant kazakh Mokhtar Abliazov et ses proches, son épouse Alma et sa fille Madina, se battent pour éviter son extradition de la France vers la Russie ou l'Ukraine.

Un « dossier embarrassant ». C'est désormais l'expression utilisée dans les cabinets ministériels pour qualifier l'affaire Abliazov. Car voilà deux ans jour pour jour que l'ancien oligarque kazakh, 52 ans, est emprisonné en France. Sans que le gouvernement parvienne à trancher sur son sort. La justice française, elle, a parlé : le détenu doit être extradé vers la Russie ou l'Ukraine, deux pays qui le réclament.

Pour l'exécutif, l'affaire est plus complexe. Car l'homme est aussi un farouche opposant du président kazakh Noursoultan Nazarbayev, un autocrate à la tête du pays depuis bientôt trois décennies. L'expulser, c'est le mettre en danger. Le retenir, c'est froisser le Kazakhstan, un eldorado pour les entreprises françaises. Abliazov a occupé le poste de ministre de l'Énergie du Kazakhstan en 1998, avant de devenir l'actionnaire majoritaire de la BTA, la première banque du pays. Durant cette période, il finance l'opposition et devient l'ennemi du régime.

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Depuis six ans, il est au coeur d'un polar. Dépossédé de sa banque en 2009, il fuit à Londres. Le Kazakhstan, la Russie et l'Ukraine l'accusent d'avoir détourné 6 milliards de dollars via des sociétés offshore. Une offensive judiciaire qui porte en partie ses fruits. En 2012, la Haute Cour de justice d'Angleterre reproche à Abliazov de dissimuler des biens et le condamne pour « outrage à la...

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