Abivax : une feuille de route trop vite modifiée

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Produit le plus prometteur d'Abivax : son candidat-médicament contre l'infection au virus du sida : ABX464. (© Abivax)
Produit le plus prometteur d'Abivax : son candidat-médicament contre l'infection au virus du sida : ABX464. (© Abivax)

Avec 57 millions d’euros levés, l’entrée en Bourse d’Abivax en juin 2015 fut la plus importante introduction d’une start-up d’innovation dans le médicament en France. Le titre a depuis reculé de 50%. Le projet le plus avancé de cette biotech est un vaccin contre l’hépatite B, développé par l’institut cubain Finlay et pour lequel Abivax détient des droits commerciaux, en Europe notamment.

D’ici la fin de l’année, les résultats cliniques de phase finale (III) seront dévoilés. Mais le cœur du réacteur et de la valorisation d’Abivax, c’est son candidat-médicament contre l’infection au virus du sida : ABX464. Il s’agit d’une protéine qui empêche la reproduction du virus et fait durablement chuter la charge virale des patients.

Changement de programme

Le calendrier du développement a déraillé. Le lancement de la phase clinique intermédiaire (IIb), portant sur une centaine de patients et prévue pour début 2016, est décalé d’un an : Abivax mènera un essai clinique préalable (IIa) de plus.

Les dirigeants espèrent enchaîner dès 2018 sur la phase finale (III) et tenir l’engagement pris lors de l’introduction en Bourse : une commercialisation dès 2020. Mais c’est «très optimiste», juge un analyste, qui craint des retards. La société a une technologie prometteuse et assez d’argent (40 millions d’euros) pour financer elle-même la phase IIb. Mais le manque de

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