Abidjan "s'étonne" du mandat d'arrêt burkinabé contre Soro

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    ABIDJAN, 19 janvier (Reuters) - Le gouvernement ivoirien a 
accueilli avec étonnement le mandat d'arrêt délivré au Burkina 
Faso contre Guillaume Soro, le président du Parlement ivoirien 
accusé d'avoir soutenu une tentative de coup d'Etat contre le 
gouvernement de transition. 
    Les autorités de Ouagadougou s'appuient sur l'enregistrement 
d'une conversation que Guillaume Soro aurait eue avec Djibril 
Bassolé, allié politique de Blaise Compaoré, chassé du pouvoir 
sous la pression de la rue en octobre 2014 après 27 années 
passées à la tête du Burkina. 
    On y entend les deux hommes discuter des moyens de soutenir 
la tentative de coup d'Etat menée à la mi-septembre par le 
général Gilbert Diendéré, ex-maître espion de Compaoré, contre 
les autorités de transition. Le putsch a été mis en échec en 
quelques jours. La transition a repris son cours jusqu'à la 
tenue d'élection présidentielle, remportée fin novembre par Roch 
Marc Kaboré. (voir  ID:nL8N13Q02U ) 
    Diendéré et Bassolé sont en détention au Burkina Faso. Soro, 
ex-figure des rebelles ivoiriens des Forces nouvelles en 
2002-2003, n'a fait aucun commentaire. 
    Mais dans un communiqué diffusé tard lundi soir, la 
présidence ivoirienne "s'étonne que ce document, qui vise le 
président de la deuxième institution de la République de Côte 
d'Ivoire, ait été émis au mépris des règles et des us et 
coutumes en la matière". 
    La Côte d'Ivoire, poursuit le communiqué, "tient à 
réaffirmer sa ferme volonté de régler cette question par la voie 
diplomatique dans le respect des accords qui nous lient, afin 
d'éviter tout différend entre nos deux Etats". 
 
 (Joe Bavier avec Joe Penney à Ouagadougou; Henri-Pierre André 
pour le service français) 
 
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