Aberdeen place son Euro High Yield Bond Fund en tête de gondole

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(NEWSManagers.com) - Récemment, Aberdeen Asset Management France a donné à plusieurs investisseurs potentiels l'occasion de rencontrer à Paris Paul Reed, Head of European High Yield, venu de Londres pour expliquer notamment aux investisseurs institutionnels les éléments différenciants de la gestion obligataire haut rendement qu'il pratique en tant que gérant de portefeuille avec ses quatre analystes (dont deux ex- Credit Suisse) spécialisés par secteurs. Les encours dans son segment se situent à 816 millions d'euros, avec six fonds, dont deux produits blancs. L'offensive commerciale en France va porter notamment sur le Euro High Yield Bond Fund, un compartiment de la sicav luxembourgeoise Aberdeen Global, un fonds qui pèse 214 millions d'euros, avec actuellement 78 lignes et un taux de rotation limité, compris entre 25 et 40 %.

La particularité de ce produit, par rapport à l'offre de nombreux concurrents, tient au fait qu'il annonce franchement un profil de risque relativement atypique : le portefeuille ne contient que 9 % de titres notés BB contre 56,8 % pour l'indice de référence ( JPMorgan Euro High Yield) sur lequel Paul Reed ne se focalise pas (cinq de ses dix premières valeurs n'y figurent même pas) puisque 38 % de l'encours n'en font pas partie, qu'il s'agisse de notes à taux flottant, de convertibles, d'hybrides ou de " repack loans" . Pour compléter le panorama, les obligations notées B représentent 44,6 % du total contre 31,6 % pour l'indice, les CCC (et moins) pèsent 23,1 % contre 11,6 % dans le benchmark et les titres non notés atteignent 20,8 % de l'encours. C'est donc un produit authentiquement " high yield" .


" Nous ne sommes pas obligés d'entrer en portefeuille une valeur sous prétexte qu'elle figure dans l'indice" , résume Paul Reed, avant d'ajouter que l'un des autres atouts tient au fait que l'équipe de gestion, grâce à ses analystes, connaît bien les entreprises émettrices, ce qui constitue aussi un avantage concurrentiel.

De 2003 à 2006, le fonds a constamment surperformé le benchmark, souvent de beaucoup. En 2007 et 2008, cependant, la chute s'est avérée nettement plus forte que la moyenne du marché, avec notamment une perte de 53,43 % en 2008, ce que le gérant de portefeuille explique par le fait que les hedge funds ont dû brader leurs positions, ce qui a totalement désaxé les transactions. Pour autant, Paul Reed n'a pas sacrifié ses lignes, mais a donné davantage de poids à ses vingt meilleures convictions, qui avaient les meilleures chances de survivre à l'orage. Et, durant l'embellie de 2009, le fonds a gagné 106,24 % contre 73,44 % pour l'indice.

Pour 2010, le fonds affiche déjà un gain de 8 %. Paul Reed se veut assez confiant pour le haut rendement parce que beaucoup d'investisseurs européens qui s'étaient positionnés de manière trop défensive ont été pris à contre-pied par la rapidité de l'inversion du climat. En outre, on peut s'attendre à un nouveau record de nouvelles émissions en 2010 (45 milliards d'euros contre 36 milliards en 2006), à la faveur d'un processus où la dette passe des banques aux investisseurs obligataires. Et il semble enfin que les taux de défaut aient désormais dépassé leur plus haut?

info NEWSManagers

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