Abeilles, vous reprendrez bien des pesticides

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Abeilles, vous reprendrez bien des pesticides
Abeilles, vous reprendrez bien des pesticides

Sans elles, adieu tomates, cerises et fraises. Actrices clés de la biodiversité, les abeilles sont aujourd’hui en sursis. Environ 300 000 colonies périssent chaque année en France, soit près de six fois plus qu’il y a vingt ans. La faute en grande partie aux néonicotinoïdes, une famille d’insecticides utilisés depuis 1995 contre les attaques de pucerons verts dans les cultures de betteraves, de blé ou d’orge. Le hic, c’est que ce produit attaque le système nerveux des insectes sans distinction. Et pourtant, lors de l’examen du projet de loi biodiversité, mercredi soir, les députés ont condamné les butineuses à en avaler jusqu’en... septembre 2018.

 

« Et encore, des dérogations vont pouvoir être accordées jusqu’au 1er juillet 2020, s’étrangle Loïc Leray, vice-président de l’Union nationale de l’apiculture française (Unaf). Vu la persistance de ces produits dans le sol, on n’est pas sorti de l’auberge ! » En 2013, la Commission européenne a restreint l’usage de trois substances de cette famille de pesticides, notamment sur le tournesol, le maïs et le colza. « Mais cela n’a pas empêché l’usage de ces insecticides d’augmenter de 31 % en un an, souligne la députée des Deux-Sèvres Delphine Batho, ex-ministre de l’Ecologie. Les grandes cultures céréalières ont besoin des pollinisateurs pour être productives. C’est donc absurde d’opposer agriculteurs et apiculteurs car ils ont une convergence d’intérêts. »

 

Mais évidemment, le lobby de l’agrochimie freine des quatre fers. Les agriculteurs, eux, sont un peu plus mesurés. « Nous ne sommes pas contre faire évoluer nos pratiques mais trouver des alternatives dans les délais impartis, ce n’est pas jouable », assure Eric Thirouin, président de la commission environnement à la Fédération nationale des exploitants agricoles (FNSEA). « Faux, rétorque François Veillerette, porte-parole de l’ONG Générations futures. On ...

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