Abdou Doumbia : "Miccoli, c'est le Totti de Lecce"

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Abdou Doumbia : "Miccoli, c'est le Totti de Lecce"
Abdou Doumbia : "Miccoli, c'est le Totti de Lecce"

Sept ans qu'Abdou Doumbia évolue en Italie, parti du Blanc-Mesnil avant sa majorité, l'attaquant franco-malien s'est installé à Lecce depuis deux saisons où il fait son trou.

Abdou, quel est ton CV en France ? J'ai fait mes débuts au Blanc-Mesnil, c'est aussi la ville natale de Jonathan Biabiany que je connais très bien, je suis même allé à son mariage. Ensuite, je suis passé par le Paris FC, puis Noisy-le-Sec en 18 nationaux, l'équipe une jouait en CFA ou CFA 2 avec Nasser Sandjak comme coach.
Donc été 2008, tu files en Italie, mais tu as tenté ta chance en France avant ? Bien sûr, j'ai fait des essais à Toulouse, Châteauroux, Angers, Grenoble, mais je n'ai jamais été pris. C'est un pote à moi qui jouait au Mans qui m'a donné le numéro d'un agent qui ne me connaissait même pas. Il m'a proposé de faire des essais en Italie, j'ai pris mes affaires et je suis parti à l'aveugle. Je me méfiais un peu parce qu'on ne sait jamais, mais en même temps, c'était la dernière des solutions. Là-bas, un autre agent, italien cette fois, m'a reçu et il m'a emmené à Benevento, Giulianova et Pescara où je signe.
Et là tu te retrouves tout seul à l'étranger, et à 17 ans, faut en avoir une belle paire pour partir à l'aventure comme ça, non ? Ah ça, d'autant que je ne connaissais pas la langue et que j'étais le seul renoi ! Loin de la famille, pas de salaire parce que ce n'était pas un contrat pro, on me donnait juste un petit billet de temps en temps pour m'acheter des trucs, mais c'était rien. La première année, ce n'était vraiment pas évident. Mais ma famille et mes potes m'ont bien soutenu, ils m'appelaient souvent " lâche pas gros, ça va payer ! " Ma mère s'est pratiquement occupée de tout.
Tu joues alors avec les U19. Que l'on appelle la Berretti, c'est un peu l'équipe réserve du coup aussi. J'ai même fait mes débuts en pro lors d'un match de coupe de Serie C, un bon quart d'heure contre Celano.
Pourquoi ne passes-tu pas pro avec Pescara ? Tu avais pourtant l'opportunité de jouer en 3e division avec eux. C'est à cause des indemnités de formation que ça a bloqué. Pescara ne voulait pas les payer, alors c'est moi qui ai dû partir faire le tour des clubs français où j'avais joué. Le président du Blanc-Mesnil, je le connaissais bien, et il m'a dit pas de problème, en revanche Noisy-le-Sec et le Paris FC n'ont rien...




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