Abdelaziz Bouteflika, l'absent qui mine l'Algérie

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Le président algérien Abdelaziz Bouteflika, le 2 fevrier 2014, lors de sa rencontre avec le nouveau président tunisien Mehdi Jomaa.
Le président algérien Abdelaziz Bouteflika, le 2 fevrier 2014, lors de sa rencontre avec le nouveau président tunisien Mehdi Jomaa.

La scène est rocambolesque. Mardi soir, les programmes de la télévision algérienne sont interrompus pour laisser place à une allocution présidentielle. Mais point d'Abdelaziz Bouteflika à l'antenne. En lieu et place du président, que le public n'a plus entendu depuis mai 2012, le ministre des Moudjahidine (anciens combattants), Mohamed Cherif Abbas, chargé de prononcer en direct le discours du chef de l'État. "Les conflits fictifs (...) entre les structures de l'Armée nationale populaire relèvent d'un processus de déstabilisation bien élaboré par tous ceux que le poids de l'Algérie et son rôle dans la région dérangent", affirme le ministre, au sujet des attaques sans précédent qui voient s'affronter depuis une semaine les caciques du régime. "Le président n'a même pas pu lire son texte", souligne Luis Martinez, directeur de recherche à Sciences po. "C'est la preuve qu'il est vraiment hors jeu." Pourtant, près d'un mois après sa dernière hospitalisation à Paris, Abdelaziz Bouteflika, dont on dit qu'il a le plus grand mal à parler, n'écarte toujours pas l'idée de se porter candidat lors de l'élection du 17 avril prochain. D'après le message lu à télévision par son ministre, le président appelle même à "une compétition loyale et sereine" où doivent être confrontés des "projets de société censés répondre aux attentes légitimes des citoyens". Les services secrets accusésOr, comme le rappelle Mourad Hachid, rédacteur en...

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  • charleco le jeudi 20 fév 2014 à 13:41

    C'est comme au temps de l'URSS : les présidents étaient grabataires et le peuple n'en pouvait plus de souffrir.