A Wall Street, le duo finance-énergie peut encore mener la danse

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    par Chuck Mikolajczak 
    NEW YORK, 27 décembre (Reuters) - L'évolution de Wall Street 
au cours des toutes dernières séances de l'année pourrait bien 
dépendre de l'évolution des valeurs financières, d'autant que 
l'agenda économique de la semaine est très mince et que les 
volumes d'échanges seront probablement limités.  
    Les financières ont gagné plus de 6% depuis le début du 
trimestre, les investisseurs s'attendant à ce que le secteur 
soit l'un des principaux bénéficiaires de la remontée annoncée 
des taux de la Réserve fédérale. 
    Mais l'exposition potentielle des banques au marché des 
obligations d'entreprise à haut rendement, dominé par les 
émetteurs du secteur de l'énergie, a remis ce mouvement en 
cause: les valeurs financières et celles de l'énergie ont stagné 
au cours des deux séances qui ont suivi la première hausse de 
taux de la Fed, le 16 décembre.  
    "Ce thème, celui des pétrolières et des financières, restera 
d'actualité pendant un bon moment", estime Peter Kenny, 
responsable de la stratégie actions de Kenny & Co. 
    Sur la semaine écoulée, l'indice S&P-500  .SPX  a gagné près 
de 3%, grâce entre autres à un rebond de près de 5% du secteur 
de l'énergie  .SPNY , favorisé par la remontée des cours du brut 
après des plus bas de plusieurs années. Les valeurs financières, 
elles, ont pris plus de 3% sur la semaine.  
    Les évolutions boursières des deux secteurs restant 
étroitement corrélées, une poursuite de la baisse des valeurs de 
l'énergie pourrait se répercuter sur les financières. 
    "L'afflux d'argent et de capitaux vers les financières au 
cours des six derniers mois avec l'anticipation de la décision 
de la Fed était justifié mais le thème du pétrole a tout remis 
en cause", explique Peter Kenny. 
     
    L'IMPACT DE LA FED SUR LES PROFITS LIMITÉ 
    La chute des cours du pétrole s'est traduite par une baisse 
de plus de 20% de l'indice sectoriel de l'énergie cette année, 
mais aussi par une diminution de son poids dans le S&P-500.  
    Selon Standard & Poor's, au 30 novembre, l'énergie 
représentait 7,1% de la pondération de l'indice large, contre 
16,6% pour les financières.  
    Ces dernières affichent un ratio cours/bénéfice (PER) de 
13,7 selon les données Thomson Reuters, ce qui correspond à une 
valorisation relativement basse puisque le PER du S&P-500 
ressort à 16,5. 
    Par ailleurs, les principales banques américaines ayant 
relevé les taux d'intérêt facturés aux emprunteurs pour 
accompagner la hausse du taux des "fed funds", leur rentabilité 
pourrait s'améliorer. Un mouvement qui devrait toutefois être 
très graduel, tout comme le resserrement de la politique 
monétaire de la banque centrale. 
    "Les taux d'intérêt vont rester à leur niveau actuel et le 
scénario qui a conduit certains à croire que les banques vont 
bénéficier d'un soutien important ne va pas se concrétiser", 
juge Stephen Massocca, responsable de la stratégie 
d'investissement de Wedbush Equity Management. 
    "Elles sont sans doute correctement valorisées et ne 
présentent plus d'intérêt", ajoute-t-il. 
    Durant cette semaine, qui sera écourtée par le Nouvel An, 
l'absence de rendez-vous économiques importants pourrait 
favoriser la baisse des volumes d'échanges, et donc amplifier 
les fluctuations des marchés. 
    "A cause des fêtes, il n'y aura pas grand monde", dit Andre 
Bakhos, directeur exécutif de Janlyn Capital. "Mais il est plus 
facile de faire bouger la tendance dans ces périodes-là donc, 
alors qu'on aurait tendance à penser qu'il ne va rien se passer, 
il sera plus facile de faire en sorte qu'il se passe quelque 
chose." 
        
 
 (Marc Angrand pour le service français) 
  
 
 

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