À vendre, l?hôtel particulier de Piaf

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À Boulogne, l'édifice de 336 m2 est inscrit dans le parcours Années 30.

Les promeneurs sont nombreux à s'y être déjà arrêtés. À Boulogne-Billancourt (92), l'hôtel particulier où résida Édith Piaf à la fin des années 1940 est depuis longtemps intégré au parcours des années 1930 mis en place par la mairie et où sont recensés une trentaine d'édifices en vertu de leur attrait architectural.

Situé au 5, rue Gambetta, à deux pas du bois de Boulogne et de Roland-Garros, ce bien acheté à l'époque près de 19 millions de francs - une petite for­tune - par la célèbre chanteuse cherche aujourd'hui un nouvel acquéreur. Mais sur le prix, la discrétion est de mise.

D'une superficie de 336 m2, la bâtisse, édifiée entre 1928 et 1931 par l'architecte Emilio Terry représente «l'anti-Le Corbusier», explique Catherine Delfosse, la directrice de l'agence Feau Boulogne, en charge de la vente. «Ici, c'est le néoclassicisme qui prévaut.» En témoignent par exemple les pilastres et l'ostentatoire fenêtre thermale de la façade sur rue. Ou encore le salon monumental et son jeu de colonnes, ainsi que la salle à manger circulaire, en demi-rotonde, surmontée d'un plafond en coupole.


«À l'origine, cet hôtel particulier a été construit à la demande d'un célibataire fortuné qui souhaitait y déployer ses ambitions mondaines», raconte la directrice. Quelques années plus tard, c'est au tour d'Édith Piaf d'y poser ses valises. En 1949, elle quitte ainsi son appartement parisien pour abriter à Boulogne ses nouvelles amours avec le boxeur Marcel Cerdan. «Dans la grande pièce de réception, elle fit installer un ring pour que son amant puisse s'entraîner à domicile!» raconte Catherine Delfosse. Mais le boxeur meurt peu de temps après dans un accident d'avion. D'après la légende, c'est dans ce grand salon qu'Édith Piaf organisa par la suite des séances de spiritisme durant lesquelles la chanteuse faisait tourner les guéridons afin de communiquer avec son amant disparu. C'est au cours de l'une de ces séances que Cerdan lui aurait «dicté» la Chanson bleue... Quoi qu'il en soit, en 1952, Piaf quittera finalement les lieux.

Aujourd'hui, cette vaste demeure, d'une hauteur sous plafond de 5 m, a conservé tout son cachet: le grand salon mondain et sa cheminée, la salle à manger en noir et blanc ouvrant sur une terrasse arborée conçue par la paysagiste Camille Muller, qui a travaillé pour John Galliano, les salles de bain en marbre rose modernisées mais dont certains éléments d'époque ont été soigneusement préservés... rien ne manque. Cela n'a pas empêché le confort moderne d'y faire son entrée: suite de maître avec terrasse verdoyante et vaste dressing, chambre dotée d'un sauna, cave à vin... «Un ascenseur entièrement vitré a même été installé», détaille Catherine Delfosse. L'endroit dispose aussi de deux cuisines... De quoi continuer à recevoir comme autrefois...

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  • cresus57 le jeudi 31 jan 2013 à 10:28

    c'est sûr, elle en a moins besoin maintenant.

  • jbany le jeudi 31 jan 2013 à 10:04

    J'étudie mon plan de financement en faisant la tournée des banques à côté de chez moi. Très pratique, elles ont toutes leur agence autour de la place du marché. Malin, je fais jouer la concurrence.