À Tunis, la «révolution du jasmin» se radicalise

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La majorité dite silencieuse a du mal à rivaliser avec les partisans d'une rupture brutale.

De notre envoyée spéciale à Tunis

À Tunis, la majorité dite silencieuse ne l'est plus. Les exactions commises le week-end dernier dans la capitale par des casseurs, puis la démission du premier ministre Mohammed Ghannouchi l'ont poussée à sortir du bois. Depuis lundi, chaque après-midi, elle fait entendre sa voix dans le quartier d'el-Menzah sur la place de la Coupole. À quelques encablures de là, un autre sit-in, entamé il y a une semaine, rassemble les radicaux de la Kasbah, qui, malgré les concessions du gouvernement, ne semblent pas vouloir désarmer. C'est, dit-on, la Kobba («coupole» en arabe) contre la Kasbah. «Un nouvel avatar de la lutte des classes», plaisante Adel, un informaticien, en remarquant que «la Kobba se situe aux frontières des faubourgs huppés de Tunis, alors que la Kasbah regarde, elle, vers les quartiers populaires». D'un côté, des centaines de cadres, fonctionnaires ou patrons de PME. De l'autre, des chômeurs, des étudiants ou des activi

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