À Tunis, Hollande pointe l'«échec» du président égyptien

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Le chef de l'État a cependant pesé ses mots lors de sa première visite d'État en Tunisie, où tout commentaire risquait d'être assimilé à une mise en garde adressée aux islamistes.

C'est en Tunisie, berceau des printemps arabes, où il est arrivé jeudi, que François Hollande a réagi à l'éviction de Mohammed Morsi, la veille, en Égypte. Coïncidence a priori délicate, de nature à «polluer» une visite d'État attendue de longue date: tout commentaire, depuis Tunis, risquait d'être pris comme une mise en garde adressée au parti majoritaire, Ennahda, idéologiquement proche des Frères musulmans égyptiens.

Refusant de qualifier l'action de l'armée égyptienne - les mots «coup d'État» ne sont pas prononcés -, le chef de l'État a adopté une ligne prudente: «Ce qui s'est passé en Égypte, c'est un processus qui s'est interrompu et qui doit reprendre», a déclaré François Hol­lande lors d'une conférence de presse aux côtés de son homologue Moncef Marzouki. «Oui, c'est u...

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