A trois jours du référendum, la Grèce sous pression des dirigeants européens

le , mis à jour à 00:38
0
A trois jours du référendum, la Grèce sous pression des dirigeants européens
A trois jours du référendum, la Grèce sous pression des dirigeants européens

A moins que le référendum ne soit jugé illégal par le Conseil d'Etat, les Grecs devraient voter dimanche pour dire s'ils acceptent ou non le plan d'aide et les mesures d'austérité proposés par les créanciers du pays. Si une partie des électeurs doute encore, plusieurs dirigeants européens ont choisi de se fendre de pressions plus ou moins amicales : «Nous leur demandons de voter les yeux ouverts», a ainsi souligné jeudi après-midi le Premier ministre français Manuel Valls. 

Le président social-démocrate du Parlement européen espère de son côté une nouvelle chance avec un gouvernement grec de transition. Le FMI accuse pour sa part le parti radical Syriza d'Alexis Tsipras, le Premier ministre à l'initiative de ce scrutin et qui appelle à voter non, d'être à l'origine d'une baisse des prévisions de croissance.

Evoquant l'issue du référendum, François Hollande avait lui-même exprimé des craintes : «Si c'est le oui, la négociation peut très facilement s'engager. Si c'est le non, on rentre dans une forme d'inconnu. C'est aux Grecs de répondre». «Nous, nous respectons le peuple grec, et les choix du gouvernement : c'est un référendum pour les Grecs. C'est à eux de voter», a déclaré le Premier ministre Manuel Valls sur le tarmac de l'usine toulousaine d'Airbus, d'où venait de partir le Premier ministre chinois.

Mais des menaces voilées transparaissent dans son discours. «Mais nous leur demandons de voter les yeux ouverts, en tirant aussi toutes les conséquences de ce que pourrait être un vote non, qui pourrait faire glisser la Grèce hors de la zone euro», a-t-il souligné. «Nous, nous ne souhaitons pas, vous le savez, ni hier ni aujourd'hui ni demain, que la Grèce sorte de la zone euro. Nous avons besoin de la Grèce dans la zone euro», a ajouté Manuel Valls.

S'il a démenti jeudi toute «prise de distance» entre Paris et Berlin, peu de dirigeants allemands (l'ex-chancelier SPD Helmut Schmidt fait ...

Lire la suite de l'article sur Le Parisien.fr

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant