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(AOF) - Atari est resté stable hier après avoir bondi de plus de 9% mercredi suite à la publication de solides résultats du premier semestre clos fin septembre. Le titre de l'éditeur de jeux vidéo s'apprête ainsi à clôturer une année 2017 faste puisqu'il gagne à date plus de 56% depuis le 1er janvier. Frédéric Chesnais, premier actionnaire et PDG d'Atari, et Philippe Mularski, son directeur financier, ont accordé un entretien à AOF.

AOF - Vos résultats semestriels ont été bien accueillis par les marchés. Qu'est ce qui explique selon vous cette réaction favorable ?

Frédéric Chesnais : Les chiffres que nous avons publiés au titre de notre premier semestre montrent que nous sommes vraiment sortis de la phase de redressement d'Atari. Pour la première fois depuis quatre ans (Frédéric Chesnais a repris Atari en 2013, NDLR), nous n'avons plus aucun élément exceptionnel dans nos comptes, plus aucune scorie du passé et nous nous sommes désendettés. Nous avons notamment définitivement tourné la page du litige avec Alden qui s'était traduit au premier semestre de l'exercice précédent par un gain non-récurrent de plus de 7 millions d'euros. Cette fois, notre résultat opérationnel courant est quasiment égal à notre bénéfice net.

AOF - Outre l'impact purement financier, comment le fait de tourner cette page se matérialise-t-il dans vos relations avec vos partenaires ?

F.C : Nous voyons que les géants du secteur n'hésitent plus à venir vers nous pour nous confier leurs licences (licence Barbie avec Mattel par exemple) ou coinvestir sur des projets plus lourds que ceux que nous menions jusque-là. En améliorant la lisibilité de nos comptes, en nous désendettant, nous pouvons plus facilement valoriser notre portefeuille de plus de 200 jeux et notre marque Atari, qui est indéniablement notre principal actif. C'est notre priorité !

AOF - Quelles ont été les étapes à franchir pour en arriver là et redresser la société ?

F.C : Notre plan de redressement s'est fait en trois phases. D'abord, la plus urgente a été de sortir de la procédure de redressement judiciaire qui pesait sur Atari, ce qui a été fait en juin 2014. Ensuite, nous avons travaillé à notre désendettement. Enfin, Atari a renoué avec la rentabilité et s'attache désormais à mettre en œuvre une stratégie de croissance rentable.

AOF - Quelles mesures concrètes ont été prises pour y parvenir ?

F.C : Nous avons appliqué trois mesures. La première a été la spécialisation sur un certain type de jeux, en l'occurrence les jeux mobiles, et la valorisation de notre expertise dans les jeux de stratégie. Ensuite, nous avons mis en place une nouvelle organisation plus souple qui consiste notamment à faire développer nos jeux avec des partenaires extérieurs à Atari, ce qui nous permet de maîtriser nos frais fixes. Enfin, depuis trois ans, nous développons des activités nouvelles, qu'il s'agisse de la vente de licences, de partenariats avec des " game-shows " pour la télévision, ou de casinos en ligne. De plus, nous nous apprêtons à lancer un nouvel objet connecté : l'AtariBox.

AOF - Sur cette base désormais assainie, comment envisagez-vous l'avenir ?

F.C : Pour cet exercice, nous avons réaffirmé notre souhait de faire croitre notre chiffre d'affaires et d'améliorer notre rentabilité. Nous avons une bonne visibilité sur nos objectifs pour cet exercice et nous attachons à développer une stratégie basée sur le long terme et non sur les " coups ". Une fois encore, la vraie valeur d'Atari est sa marque et son catalogue de jeux, qui sont connus mondialement : nous avons aujourd'hui de solides fondations, il faut se donner le temps de les développer.


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